Le chantier menant à l’ordonnance du 15 septembre 2021, qui modifie le droit des sûretés français à partir du 1er janvier 2022, a été – comme la réforme des procédures dites de « restructuration » publiée le même jour – engagé bien avant une crise Covid-19 dont les effets et leçons ont évidemment été pris en compte. Il s’agissait de faciliter le crédit aux entreprises et de tenir compte des évolutions de la vie des affaires en renforçant la sécurité juridique des opérations confrontées à des textes éparpillés et sujets à interprétation mais également l’efficacité des sûretés avec une mise en œuvre simplifiée, moins onéreuse et sécurisée.
La lettre d'Option Droit & Affaires
Corporate
Réforme des sûretés : adapter le système de crédit français pour favoriser le rebond des entreprises
Au sommaire de la lettre
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Baux commerciaux : le mouvement de contractualisation du règlement des litiges est en marche
Le contentieux des baux commerciaux offre un curieux paradoxe. Bailleurs et preneurs continuent de s’en remettre à l’office du juge judiciaire et insèrent peu fréquemment une convention d’arbitrage ou une clause de médiation dans leurs baux, alors que ces clauses sont très répandues dans les contrats d’affaires. Or, on observe, en matière immobilière, une certaine volonté des parties de disposer de davantage de prévisibilité et d’efficacité dans la résolution des litiges. De ce point de vue, l’arbitrage et la médiation peuvent s’avérer une alternative intéressante.