Par un arrêt du 18 mars 2026, la chambre sociale de la Cour de cassation, statuant en formation mixte après avis de la chambre commerciale, a confirmé que l’exercice par une société de gestion des droits de vote attachés aux actions détenues par un Fonds professionnel de capital-investissement (FPCI) ne permettait pas de la qualifier d’entreprise en contrôlant d’autres au sens du Code de commerce. Cette décision, déjà remarquée par la doctrine et les praticiens, soulève une question de première importance pour les opérations de trésorerie intragroupe dans les portefeuilles de fonds d’investissement.
La lettre d'Option Droit & Affaires
PRIVATE EQUITY
Sociétés de gestion, droits de vote et droit bancaire
Au sommaire de la lettre
La lettre d'Option Droit & Affaires
IA conversationnelle et exercice illégal de la profession d’avocat : la qualification en question
Un système d’IA qui procurerait des conseils juridiques personnalisés et rédigerait un acte procédural exercerait-il une activité réservée à l’avocat ? L’affaire américaine Nippon Life v. OpenAI constitue une illustration de cette interrogation nouvelle. Pour tenter d’y répondre en droit français, il faut notamment revisiter les contours du monopole, interroger l’élément intentionnel propre aux IA généralistes et mesurer la portée juridique des clauses d’exclusion mises en avant par les opérateurs.