Jean-Pierre Picca et Jean-Lou Salha, figures du droit pénal des affaires de White & Case, rejoignent Hogan Lovells avec leur équipe. Ces recrutements portent à une trentaine d’avocats la force de frappe du cabinet en contentieux, dont cinq associés.
C’est une prise de choix pour le département Contentieux et droit pénal des affaires d’Hogan Lovells, piloté à Paris par l’associé Arthur Dethomas. Jean-Pierre Picca et Jean-Lou Salha, accompagnés de leur équipe (Arthur Merle-Beral, counsel, Hélène Luciani et Gabrielle Imbert, collaboratrices), arrivent en provenance de White & Case. « Déjà reconnus en contentieux corporate, en contentieux commercial et en contentieux data, nous souhaitons continuer de développer le pénal des affaires, mais également approfondir encore nos relations avec les établissements bancaires, indique Arthur Dethomas. Notre singularité est d’être “un cabinet de Washington plutôt que de New York”, à l’intersection du business et du gouvernement. Il y a un savoir-faire de regulatory très fort. La capacité de traiter des dossiers de sanction depuis Paris sera précieuse et s’imbriquera dans un dispositif global. » Et le profil des nouveaux associés du cabinet s’inscrit parfaitement dans cet objectif. Après plusieurs années au ministère de la Justice, Jean-Pierre Picca a été magistrat de liaison aux Etats-Unis, procureur de la République et conseiller pour la justice auprès du président de la République, avant de rejoindre White & Case durant 11 ans. Il est intervenu auprès de banques françaises lors de contentieux complexes transfrontaliers. Il dispose aussi d’une solide expertise dans la conduite d’enquêtes internes, ainsi que dans l’accompagnement en matière de sanctions internationales, de conformité et de prévention de la corruption. « Nous rejoignons un département contentieux structuré propice aux interactions, explique Jean-Pierre Picca. Nous allons également pouvoir nous appuyer sur une plateforme internationale. Notre pratique est positionnée sur le marché français, mais nous sommes concentrés sur les contentieux complexes transnationaux. » Jean-Lou Salha dispose lui aussi d’une expertise significative auprès des institutions financières et des entreprises dans le cadre d’enquêtes pénales pour corruption, blanchiment de fraude fiscale, pratiques commerciales trompeuses ou encore cybercriminalité, ainsi que dans la conduite d’enquêtes internes. « Nous sommes très actifs sur les questions de blanchiment, de fraude fiscale aggravée pour le compte de différents établissements bancaires de la place. C’est l’actualité judiciaire du moment. Les sujets liés à la vigilance sont également au centre des préoccupations, ainsi que les contentieux qui s’attachent à la cybercriminalité », détaille Jean-Lou Salha, qui officiait depuis 2016 chez White & Case après cinq années chez De Pardieu Brocas Maffei. « La réaction des Etats membres de l’Union quant à l’effectivité des sanctions européennes, en particulier celles ayant frappé la Russie en raison du conflit ukrainienn, est une autre tendance qui occupe notre pratique, ajoute Jean-Pierre Picca. Nous voyons émerger – et nous sommes déjà positionnés sur ce sujet – des enquêtes, notamment en France. »