Reconnue comme la place historique de l’arbitrage, Paris fait face au développement mondial de ce mode alternatif de règlement des conflits. Avantagés par un droit et une jurisprudence favorables, les arbitres parisiens doivent apprendre à se renouveler pour éviter les conflits d’intérêts.
12 milliards de dollars : c’est la somme de l’enjeu du dernier arbitrage connu publiquement qui s’est déroulé à Paris, le 17 avril dernier. Un arbitrage conséquent entre l’ex-banquier de Vladimir Poutine, Sergueï Pougatchev, et la Russie, examiné par le tribunal arbitral de la Cour permanente de l’arbitrage, dont certains acteurs sont français. Cette confiance dans la place parisienne, du côté des arbitres et des avocats, s’explique par plusieurs critères.