Le marché des fusions-acquisitions a tourné au ralenti ces douze derniers mois, en dehors des opérations spectaculaires de l’été (rapprochement de Publicis et d’Omnicom, cessions de Maroc Telecom et Activision par Vivendi, etc.). Selon Thomson Reuters, le marché européen du M&A s’est effondré de 43 % durant le premier semestre 2013, pour atteindre 221 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis 1997. Au plan mondial, ce repli a été plus limité grâce au dynamisme américain avec une hausse de 27 % des transactions outre-Atlantique sur un an à 510 milliards de dollars. Le retour des beaux jours s’est heureusement accompagné d’une reprise des méga-opérations permettant de faire remonter les statistiques du Vieux Continent.En France, le volume est désormais supérieur à l’an passé, à près de 90 milliards d’euros à la mi-septembre, contre 54 milliards un an plus tôt. Ce regain d’appétit en Europe semble se concrétiser sur les marchés actions, à la faveur d’introductions en bourse ou d’offres publiques. La récente offensive de Schneider Electric sur Invensys au Royaume-Uni pour 3,9 milliards d’euros confirme le réveil des grandes manœuvres boursières des entreprises françaises à l’international. Mais le volet anti-OPA de la loi Florange pourrait refroidir les ardeurs. Les banques se disent en tout cas prêtes à accompagner ce que tout le monde espère être un début de reprise.
La recherche de sécurité fait traîner les négociations
Cet élan ne doit néanmoins pas faire oublier l’âpreté de la très grande majorité des négociations et surtout le temps qu’elles mettent pour aboutir. De nombreuses opérations avortent en effet du fait de l’incapacité des parties à trouver un accord, notamment sur le prix. Le cédant cherche à...