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Entretien avec Charles Duchaine, directeur de l’Agence française anticorruption

«Il ne doit pas s’agir d’effectuer un contrôle de façade mais de vérifier la réalité effective des actions menées et la volonté de l’entreprise de lutter contre la corruption.»

Publié le 26 mai 2017 à 15h47    Mis à jour le 29 juin 2021 à 10h01

Propos recueillis par Coralie Bach

Fruit de la loi Sapin 2, l’Agence française anticorruption, inaugurée officiellement le 23 mars dernier, est chargée de la prévention et de la détection des atteintes à la probité. Sous son spectre : les organismes publics et les entreprises d’au moins 500 salariés et réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 100 millions d’euros.Ancien juge d’instruction, puis patron de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués, son directeur Charles Duchaine revient sur le rôle de cette nouvelle agence et sur sa vision de la lutte anticorruption.

Quels sont les objectifs de l’Agence française anticorruption et quelles avancées apporte-t-elle par rapport à l’ancien Service central de lutte contre la corruption (SCPC) ?

Le SCPC avait essentiellement un rôle d’observation des faits de corruption. Ses pouvoirs étaient extrêmement limités. Il se concentrait sur la formulation d’avis sur des procédures en cours à la demande d’autorités administratives ou judiciaires ; un service important mais qui, en pratique, était très peu utilisé.

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