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Table ronde

La convention judiciaire d’intérêt public peut-elle tenir toutes ses promesses ?

Publié le 27 mai 2016 à 15h57    Mis à jour le 29 juin 2021 à 10h02

Propos recueillis par Coralie Bach, Sarah Bougandoura et Lucy Letellier

Souvent critiquée pour son manque d’efficacité en matière de lutte contre la corruption, la France a réagi en renforçant son dispositif législatif avec la loi Sapin 2. Celle-ci crée une procédure de transaction pénale avec l’introduction de la Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP). Qualifiée de «DPA à la française», cette innovation juridique soulève de nombreuses questions quant à son fonctionnement et à son efficacité.

L’origine du projet

Iohann Le Frapper : Le contexte international est indéniablement à l’origine de cette impulsion car l’absence de condamnations définitives d’entreprises françaises, en France, pour des faits de corruption faisait tache auprès de la communauté internationale et en particulier vis-à-vis des Etats membres de la Convention OCDE comme de la convention de Mérida des Nations unies.

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