Le marché mondial des fusions-acquisitions a bel et bien retrouvé son activité d’avant crise. Avec quelque 3 400 milliards de dollars d’opérations enregistrées de janvier à mi-septembre, l’année 2015 fera sans doute encore mieux que 2014 (3 700 milliards). Et pour cause, depuis le début de l’année, toutes les planètes sont alignées pour favoriser les grandes manœuvres. Taux d’intérêt au plus bas, abondance de liquidités dans les entreprises et chez les prêteurs, confiance des dirigeants au beau fixe, soutien des marchés aux opérations de M&A… autant d’éléments conduisant les entreprises à aller chercher la croissance externe. Ce contexte a logiquement donné lieu à des «jumbo deals» tels que la fusion de BG avec Shell pour 64 milliards d’euros ou encore le projet de rapprochement d’AB InBev avec SabMiller pour 90 milliards.
La France à la traîne
Dans cet environnement, la France semble rester légèrement à l’écart après une année 2014 qui restera dans les annales. Les volumes de transactions impliquant une entreprise française ont fortement chuté en 2015, même si l’activité reste soutenue. Ils ont essentiellement été portés par le rachat d’A...