Malgré une crise économique persistante, les entreprises françaises ont toujours du mal à anticiper leurs difficultés et à prendre suffisamment en amont les mesures qui s’imposent. Les marges de manœuvre étant aujourd’hui très limitées, les créanciers exigent d’importants efforts des actionnaires et sont désormais prêts à prendre le contrôle de sociétés si aucune autre solution n’est envisageable.
Lors d’une restructuration, l’ennemi c’est le temps.» Ce credo n’a sans doute jamais été autant partagé par les acteurs du restructuring, dans un contexte où l’économie française est repartie sur une pente glissante en 2012. Les difficultés des entreprises, bien réelles depuis maintenant plus de quatre ans, se sont accentuées à partir de septembre dernier, conduisant à une explosion des chiffres des défaillances.