Par un arrêt rendu en date du 13 mars 2024, la chambre criminelle de la Cour de cassation a consacré la possibilité, pour le ministère public, de poursuivre le détournement d’un immeuble du chef d’abus de confiance. Alors qu’elle considérait, jusqu’alors, que « l’abus de confiance ne peut porter que sur des fonds, des valeurs, ou un bien quelconque, à l’exclusion d’un immeuble » (1), elle a changé son fusil d’épaule et considère, au grand dam des prévenus, « qu’il convient désormais de juger que l’abus de confiance peut porter sur un bien quelconque, en ce compris un immeuble » (2). Retour sur cette remarquable évolution de jurisprudence.
La lettre d'Option Droit & Affaires
CONTENTIEUX
Abus de confiance et bien immobilier
Au sommaire de la lettre
La lettre d'Option Droit & Affaires
Prohibition de l’assistance financière en France : une nécessaire évolution justifiée par l’attractivité du droit français
L’assistance financière est un concept protéiforme assez méconnu en droit français qui ne donne lieu qu’à une jurisprudence clairsemée se bornant à rappeler son interdiction pure et simple et à définir strictement les contours de cette interdiction (1). Toutefois, dans un contexte marqué par une volonté de renforcer l’attractivité du droit français, il convient de s’interroger sur la nécessité, pour la France, d’embrasser, enfin, une position plus libérale déjà adoptée par l’Union européenne depuis 2006 (2) et de mettre un terme à une interdiction qui ne manque pas de surprendre les investisseurs étrangers.