En 2025, près de 68 000 entreprises françaises ont été placées en procédures collectives, un niveau inédit depuis plus de 30 ans. Derrière ce chiffre, ce ne sont plus seulement les TPE les plus fragiles qui sont concernées mais également des ETI, groupes structurés et entreprises sous LBO. Dans un contexte de hausse des taux, de tensions sectorielles persistantes, la question n’est plus seulement de gérer la défaillance. Le droit français s’est profondément transformé ces dernières années. Sur le papier, l’arsenal est puissant ; mais sur le terrain, tient-il ses promesses ? C’est ce qu’Option Droit & Affaires, des avocats spécialisés et des acteurs majeurs du secteur se proposent d’examiner lors de cette table ronde.
- Quel état des lieux peut-on faire du marché ?
- Quels sont les typologies d’entreprises et les secteurs les plus concernés ?
- Tellechea Partners
- Comment envisagez-vous l’année 2026 ?
- EY
- Les outils amiables, comme le mandat ad hoc ou la conciliation, le pré-pack, sont-ils des leviers efficaces ?
- McDermott Will & Schulte
- LPA Law
- Linklaters
- Le droit actuel est-il efficace ou faut-il le compléter ?
- Orrick, Herrington & Sutcliffe, LLP
- Quels sont les points d’amélioration de notre arsenal ?
- Latham & Watkins
- De Pardieu Brocas Maffei
- Le droit français est-il aujourd’hui un atout ou un frein pour les restructurations ?
Les intervenants (de gauche à droite) :
- Théophile Fornacciari, administrateur judicaire associé, FHBX
- Joanna Gumpelson, associée, De Pardieu Brocas Maffei
- Alexandra Bigot, associée, Latham & Watkins
- Pascal Gounon, associé, EY
- Timothée Gagnepain, associé, Mc Dermott Will & Emery
- Nicolas de Germay, président d’Alandia et de l’Association des investisseurs en retournement
- Guillaume Primot, secrétaire général, CIRI
- François Wyon, associé, Orrick
- Marie Tellechea, associée, Tellechea Partners
- Clémence Legout, associée, LPA
- Carole Nerguararian, associée, Linklaters
Quel état des lieux peut-on faire du marché ?
Pascal Gounon, associé, EY : Le chiffre de 68 000 défaillances est un chiffre important, le plus élevé sur ces dix dernières années, mais il faut le tempérer. Il est vrai que de nombreux secteurs sont impactés, mais il y a seulement 2 400 cas qui concernent des sociétés de plus de 2 millions d’euros...