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LBC-FT – La France, bon élève de la lutte contre la criminalité financière
L’Hexagone peut se targuer d’un bilan positif en matière de lutte contre la criminalité financière selon le Groupe d’action financière (Gafi), organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC-FT) qui analyse régulièrement l’efficacité des dispositifs de ses pays membres au regard des standards internationaux. Face à la multitude de menaces de blanchiment d’argent et de risques de terrorisme et financement du terrorisme depuis les attentats de 2015, le pays aurait réussi à adapter son cadre juridique pour les atténuer via notamment des politiques nationales thématiques. L’organisme, dont l’évaluation a été étalée sur deux années et demie en raison du contexte pandémique, estime qu’actuellement la « France dispose d’un cadre robuste et sophistiqué pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui est efficace à bien des égards, particulièrement en matière de poursuite pénale, de confiscation et de coopération internationale ». Elle obtient également de bons résultats concernant l’utilisation du renseignement financier, des enquêtes et des poursuites en matière de blanchiment de capitaux, et de la mise en œuvre des sanctions financières ciblées sur le volet de la lutte contre le financement du terrorisme ou contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive. Des recommandations ont toutefois été formulées par le Gafi. Selon l’organisme, la France « doit faire davantage dans des domaines tels que la supervision des professionnels impliqués dans les activités des personnes morales et du secteur immobilier ». Un accroissement des efforts est également attendu à l’égard des personnes politiquement exposées, ainsi qu’en matière de mesures de surveillanceet d'actions de sensibilisation du secteur des organismes à but non lucratif afin de les protéger de l’exploitation à des fins de financement du terrorisme.
Décideurs – Un avocat à la tête d’Axa
C’est une nouvelle ère qui s’ouvre au sein de la gouvernance du groupe Axa. L’assureur a choisi de faire appel à une personnalité venue de l’extérieur pour prendre la présidence de son conseil d’administration. Le poste est confié à Antoine Gosset-Grainville, cofondateur du cabinet d’affaires BDGS, avec Antoine Bonnasse, Youssef Djehane et Jean-Emmanuel Skovron. L’avocat succède sur ces fonctions à Denis Duverne, atteint par la limite d’âge. Malgré cette nomination, il devrait se maintenir à la tête de BDGS. Le diplômé de l’ENA (Promotion Léon Gambetta), de l’Institut d’études politiques de Paris, ainsi que d’un DESS banque et finance de l’université Paris-Dauphine est spécialiste de la pratique concurrence et régulation. Il a commencé sa carrière en 1993 à l’Inspection générale des finances, avant de devenir en 1997 secrétaire général adjoint du Comité économique et financier de l’Union européenne. De 1999 à 2002, il a été conseiller pour les affaires économiques et industrielles au cabinet de Pascal Lamy à la Commission européenne. En 2002, il a revêtu la robe comme associé chez Gide dont il a dirigé le bureau de Bruxelles avant de prendre, en 2007, la direction adjointe du cabinet du Premier ministre François Fillon. Avant de créer BDGS en 2013, il a officié comme directeur général adjoint de la Caisse des dépôts et consignations pendant trois ans. Au sein d’Axa, Antoine Gosset-Grainville formera un binôme avec Thomas Buberl, qui a été renouvelé au poste de directeur général.