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A l’issue d’un processus d’enchères, le groupe Vinci, Ardian et Crédit Agricole Assurances sont entrés en négociations exclusives pour créer une société commune détenant 100 % de Vinci Park. L’opération se ferait sur la base d’une valeur d’entreprise de 1,96 milliard d’euros. Le projet de transaction prévoit que Vinci Park serait détenu à 37,5 % par Ardian, 37,5 % par Crédit Agricole Assurances aux côtés de Vinci Concessions qui en conserverait 25 %, contre 100 % auparavant. L’opération devrait être finalisée après les conditions suspensives usuelles. Ardian et Crédit Agricole Assurances étaient coconseillés par Freshfields Bruckhaus Deringer et BDGS associés. L’équipe de Freshfields Bruckhaus Deringer était menée par Alan Mason, associé, avec Patrick Tardivy, associé, Vincent Bourrelly, Camille Chiari, Pierre-Marie Boya et Sami Jebbour en corporate, Emmanuel Ringeval, associé, et Rhéa Christophilopoulos, counsel, en financement, Pascal Cuche, associé, Marc Lordonnois, counsel, et Karine Debaecker en droit public, Vincent Daniel-Mayeur, associé, et Ludovic Geneston en fiscal, ainsi que Maria Trabucchi, associée et Jérôme Fabre, counsel, en concurrence. L’équipe BDGS Associés était composée de Youssef Djehane, Max Baird-Smith, associés, et François Baylion en corporate, Mathilde Damon, associée, et Iris Dumas en concurrence. Vinci était assisté par Weil Gotshal & Manges, avec David Aknin, Emmanuelle Henry, associés, Jonathan Bay et Jean-Baptiste Cornic en corporate, ainsi que Stéphane Chaouat, associé, et Alexandre Groult en fiscal. Dethomas Peltier Kopf Juvigny conseillait également Vinci en concurrence, avec Olivier de Juvigny, associé. Landwell & Associés a réalisé les VDD, avec Cécile Debin, associée, Claire Pascal-Oury et Laure Maffre en juridique, Anne-Valérie Attias-Assouline, associée, Marc-Olivier Roux et Lucie Lebreton en fiscal, Bernard Borrely, associé, Aurélie Cluzel-d’Andlau et Laurent Brosse en social. Les managers de Vinci Park étaient représentés par Scotto & Associés, avec Lionel Scotto Le Massese, Claire Revol-Renié, associés et Tessa Parodi de Schonen en corporate, Jérémie Jeausserand et Tristan Audouard, associés, en fiscal. Clifford Chance assistait les banques, avec Daniel Zerbib, associé, Benjamin de Blegiers et Anne Vrignaud, counsels, Chloé Desreumaux et Audrey Manera en financement ainsi qu’Eric Davoudet, associé, et Katia Gruzdova en fiscal.
Le conseil des acquéreurs : Alan Mason, associé de Freshfields Bruckhaus Deringer
Comment Ardian et Crédit Agricole Assurances ont-ils été retenus pour cette transaction ?
Comme dans tous les processus d’enchères, le cédant a fait une analyse globale de l’offre, avec évidemment la composante du prix. Ardian et Crédit Agricole Assurances ont procédé à une valorisation classique pour ce type d’actif. Le duo d’acheteurs a donc présenté une offre ferme financée en equity et en dette entièrement senior. Vinci Concessions conservant une participation de 25 % du capital de Vinci Park, il considérait surtout que l’aspect partenariat était particulièrement important. Il était certes soucieux de vendre à un bon prix, mais avait aussi besoin de nouer une relation de confiance pour l’avenir. Ardian et Crédit Agricole Assurances sont visiblement ceux qui ont le mieux rempli ces critères.
Comment se sont déroulées les négociations ?
L’aspect le plus complexe des négociations venait du fait que Vinci Concessions demeure un minoritaire important avec 25 % du capital et qu’il était essentiel de prévoir les relations entre les actionnaires. Il a donc fallu négocier les droits de chacun en termes de gouvernance, mais aussi les droits de liquidités pour la sortie future des actionnaires. Nous avons donc mis en place un pacte de gouvernance pour définir qui décide de quoi. La relation de confiance entre les parties a permis de discuter de leurs droits en bonne intelligence avec un traitement adéquat des besoins de chacun. Dans cette configuration, Vinci Concessions est par ailleurs aux côtés de deux acheteurs financiers qui sont spécialisés dans les infrastructures et effectuent donc des investissements de long terme.
Quelles ont été les difficultés juridiques ?
La structure de l’opération est relativement classique, mais nous avons dû effectuer un important travail d’audit de la société, car la concession de parcs de stationnement est une activité qui repose très souvent sur des contrats de délégation de service public.