Cabinets d’avocats, régulateurs, acteurs du monde coté ou non coté, retrouvez leurs principales actualités.
Nomination – Une nouvelle déléguée générale au sein de Transparency International France
L’avocate Marie-Laure Ingouf, inscrite aux barreaux de Paris et de Bruxelles, est nommée déléguée générale de la section française de l’ONG Transparency International qui lutte principalement contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales. Elle succède à Nadège Buquet qui occupait ces fonctions depuis septembre 2019. C’est la première fois que ce poste est occupé par une avocate. Diplômée d’un DEA contentieux de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et passée notamment par le cabinet Montbrial Avocats (2005-2011), Marie-Laure Ingouf a fondé sa propre structure, Ingouf Avocats, spécialisée en droit pénal, droit pénal des affaires, dommage corporel et défense des victimes. Bénévole depuis 2019 de la permanence « Alerte corruption ! » au sein de l’ONG, elle est également la cofondatrice et dirigeante de la legal tech Just Lab, qui propose un bot au service des avocats et juristes. Dans un post LinkedIn expliquant les raisons la poussant à quitter la robe, la juriste explique notamment avoir « perdu le feu sacré. En cause, l’usure bien sûr, mais aussi la crise sanitaire et ses enjeux démocratiques, la justice qui ressemble de plus en plus au Titanic, ou encore la loi, cette danseuse instable qui donne mal à la tête à force de tourbillonner, sans oublier les luttes egotiques et les exigences grandissantes de rentabilité des cabinets dans le contexte de crise économique ». L’arrivée de Marie-Laure Ingouf intervient alors que dans un « livre blanc », l’Observatoire de l’éthique publique propose une « loi Sapin 3 » afin de renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption et atteintes à la probité (lire page 4).
Etude – La transmission d’entreprises familiales, une faiblesse française
La transmission d’entreprise au sein des familles est une faiblesse importante en France et mériterait d’être érigée en priorité absolue. C’est le constat qui ressort d’une nouvelle étude de Bpifrance réalisée auprès de dirigeants de PME-ETI de 10 à 5 000 salariés, en association avec les acteurs Family Business Network et Transmission Lab. Dans le détail, près des deux tiers (65 %) des dirigeants de PME et ETI familiales souhaitent transmettre leur entreprise à un membre de leur famille mais 36 % des plus de 70 ans et 47 % des 60-69 ans n’ont toujours pas formalisé de plan de cession ou de succession. En cause : la difficulté à passer le flambeau avec l’acceptation nécessaire d’une trajectoire stratégique potentiellement différente. L’étude relève en outre que la gouvernance familiale est peu instaurée en France avec 76 % des PME-ETI familiales qui n’ont ni conseil de famille ni charte familiale. Toutefois, l’initiative est mise en place progressivement au fil de la transmission entre générations. Ainsi, 42 % des entreprises de 5e génération et plus en sont dotées contre 20 % de celles de 1re génération. Le rapport souligne entre autres cinq profils d’entreprises familiales dont deux sont particulièrement prégnants : les « stratèges ouvertes » (18 % de l’échantillon) et « les familiales enracinées » (28 %). « Les premières ont une maturité stratégique et une grande ouverture sur l’extérieur, alors que les « familiales enracinées » privilégient l’ADN historique jusqu’à fusionner famille et entreprise », peut-on lire. Les autres profils sont les entreprises de 1re génération, dont le fondateur (ou repreneur externe) veut transmettre à un membre de sa famille. Ce sont les « débuts de cycle familial ». Viennent ensuite les entreprises de plusieurs générations qui ne passeront pas le cap de la transmission (les « fins de cycle familial ») et enfin, les entreprises qui dissocient un capital majoritairement familial et un management externe, lesquelles sont de grosses PME ou ETI.