La lettre d'Option Droit & Affaires

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Les actualités de la semaine

Publié le 10 novembre 2021 à 17h02

Sahra Saoudi    Temps de lecture 4 minutes

Cabinets d’avocats, régulateurs, acteurs du monde coté ou non coté, retrouvez leurs principales actualités. 

Cabinet – Philippe Danesi, nouveau managing partner de DLA Piper

DLA Piper vient de nommer Philippe Danesi au poste de managing partner pour la France, après l’annonce du départ de Xavier Norlain chez Sherman & Sterling (lire page 2), qui partageait la fonction avec Alexander Brabant. Celui qui est par ailleurs responsable de la pratique Droit social en France et membre élu du Board international du cabinet nous livre sa feuille de route.

Quel est l’impact de votre position de responsable du département droit social sur la stratégie du bureau français ?

Le droit du travail est très technique, en perpétuelle évolution tant jurisprudentielle que législative, et est axé sur les ressources humaines. Je souhaite m’appuyer sur ces trois caractéristiques pour ma feuille de route. Premièrement, l’objectif est de continuer sur la voie de la technicité et de l’excellence. Deuxièmement, le cabinet doit continuer plus que jamais à s’adapter de manière constante, faire preuve d’agilité, notamment en matière d’innovation. Les clients doivent nous percevoir comme des business partners et, pour cela, il nous faut nous concentrer sur la valeur ajoutée que nous leur apportons. Troisièmement, la gestion des ressources humaines doit se concevoir sur la base du dialogue social, au plus près du terrain et de façon pragmatique. Tel est le cas de la question du télétravail. Sur ma feuille de route figure également les mots ESG, well-being, diversité et inclusion, outre une forte volonté de privilégier une approche responsable. Chacun à son échelle a un rôle à jouer notamment en matière d’environnement.

Quelles sont vos premières décisions ?

En termes de management pur, je souhaite installer davantage d’horizontalité que de verticalité. Le managing partner a un rôle de chef d’orchestre. Nous allons donc remettre à plat la gouvernance du bureau de Paris. Par ailleurs, une série de nominations est intervenue. Sur sept pratiques, nous avons un équilibre à trois responsables femmes pour quatre hommes, dont Myriam Mejdoubi, qui prendra ses fonctions de Location Head pour la pratique Real Estate au retour de son congé maternité. Enfin, à la suite du départ d’une partie de notre effectif private equity/M&A, nous sommes dans une démarche de recrutement d’une belle équipe, sachant que Simon Charbit a d’ores et déjà été nommé responsable de la pratique Corporate. Erwan Lacheteau et Denise Lebeau-Marianna prennent, respectivement, la responsabilité des pratiques FP & R et IPT. Nous réfléchissons également à nous renforcer sur certains segments de manière opportuniste, tout en menant de la promotion interne.

Anticorruption – L’AFA consulte sur son guide pratique à l’usage des PME/TPI

Les entreprises françaises, soumises à la fragilité d’un contexte économique pandémique, doivent constamment faire face à de nouveaux défis. La loi Sapin, promulguée en 2016 et réévaluée en juillet dernier par les députés Raphaël Gauvain et Olivier Morleix (https://optiondroitetaffaires.optionfinance.fr/la-lettre-option-droit-affaires/la-lettre-du-21-juillet-2021/loi-sapin-2-50-propositions-pour-renforcer-le-modele-francais-de-lutte-contre-la-corruption.html), dressait déjà un certain nombre de mesures destinées à lutter efficacement contre la corruption, frein économique majeur. Toutefois, le texte s’adressait en particulier aux entreprises d’au moins 500 salariés. Pour tenter de mobiliser également les petites et moyennes entreprises, l’Agence française anticorruption (AFA) soumet à consultation jusqu’au 14 novembre (1) son nouveau guide pratique à l’usage des PME-TPI (2). Parmi ses préconisations, la suggestion d’une « surveillance » accrue de la part des dirigeants sur toute activité présentant un risque, par exemple lors d’une opération à l’export, ou encore lors de la soumission d’un appel d’offres aux marchés publics. Sont également mis en exergue la « méthode » d’obtention des autorisations administratives, ou encore l’importance de se renseigner en amont sur l’intégrité de ses principaux partenaires, notamment lors de l’emploi d’agents commerciaux pour sa prospection commerciale. Le guide va jusqu’à matérialiser, à l’aide de schémas, les actes de corruption passive, et les qualifie en ces termes : « La corruption passive est le fait, pour un agent public, de solliciter ou d’agréer, sans droit à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques pour lui-même ou pour autrui, pour accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte de sa fonction ou facilité par celle-ci. »

1. www.agence-francaise-anticorruption.gouv.fr/fr/guide-pratique-anticorruption-destination-des-pme-et-des-petites-eti-mise-en-consultation

2. www.agence-francaise-anticorruption.gouv.fr/files/files/AFA_GuidePME-ETI2021_WEB.pdf


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Sahra Saoudi    Temps de lecture 2 minutes

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