Alors que la juridiction unifiée du brevet (JUB), dont le siège est à Paris, fêtera sa première année d’existence en juin, Simmons & Simmons muscle son activité en contentieux des brevets au sein du bureau tricolore. Abdelaziz Khatab arrive en tant qu’associé en provenance d’August Debouzy.
Et un 32e associé pour Simmons & Simmons dans la capitale française, après l’arrivée de Mary Serhal en début d’année sur le pôle Marchés financiers (ODA du 24 janvier 2024) et la promotion de Marcela Moraru en avril sur la pratique Création de fonds (ODA du 24 avril 2024) ! La firme anglaise, pilotée à Paris par le managing partner Jacques-Antoine Robert, se positionne sur le segment du contentieux de brevets devant la nouvelle juridiction unifiée du brevet (JUB) mise en place en juin dernier au sein de l’Union européenne avec le recrutement d’Abdelaziz Khatab. En ligne de mire en particulier : les Technologies – Media – Télécommunications (TMT). « Le secteur des télécoms se judiciarise de plus en plus, notamment au niveau de l’Union européenne, avec un projet de règlement en matière de brevets essentiels aux normes et de détermination des licences de brevet. C’est un sujet de souveraineté. Le débat se pose sur un plan mondial avec une compétition entre les juridictions aux Etats-Unis, en Europe, et maintenant même en Asie, explique Abdelaziz Khatab. Nous voulons nous positionner comme leaders sur ce secteur des TMT, et plus particulièrement sur la clientèle en télécoms, tout en ne négligeant pas le secteur des technologies médicales. D’ailleurs, les dispositifs médicaux sont de plus en plus connectés et les télécoms commencent à arriver dans ces dernières, comme précédemment dans l’automobile. » A 41 ans, l’avocat et mandataire en brevets européens vient donc étoffer le département IP sur une pratique qu’il juge « à la croisée des chemins », mêlant technique et droit. « En matière de brevets, comme souvent, c’est le hasard qui amène les personnes à se positionner sur le segment. Ma formation initiale me permet de comprendre rapidement les aspects techniques des dossiers, de pouvoir discuter avec les experts de leurs domaines et donc de prendre en main les dossiers efficacement, estime Abdelaziz Khatab, qui dispose d’une double casquette d’ingénieur formé à Supélec et d’avocat, titulaire du diplôme du Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle de l’université de Strasbourg et d’un master en droit de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Nous faisons également de la stratégie d’entreprise. Derrière le contentieux de brevets, il y a un intérêt stratégique, notamment sur un plan commercial, une compétition avec les concurrents, la recherche de se positionner sur un marché ou de sécuriser son avantage concurrentiel. Il nous faut donc être multitâche : avocat, ingénieur, et conseiller », explique celui qui a justement commencé en tant que conseil en propriété industrielle (Cabinet Plasseraud, Santarelli) avant de décider de se tourner vers la profession d’avocat « pour parler le même langage » que ceux qu’il assistait dans des équipes mixtes. Avant de rejoindre Simmons & Simmons, Abdelaziz Khatab officiait depuis 2015 chez August Debouzy.