Déjà présent à Hong Kong depuis trente-cinq ans ans, Ginestié Paley-Vincent ouvre désormais un bureau à São Paulo. Pour piloter son implantation brésilienne, le cabinet fait appel à Rodrigo Loureiro, ancien de DS Avocats et de Jones Day.
« Accompagner la clientèle brésilienne qui a une activité en France, mais également celle tricolore qui veut s’ouvrir vers l’Amérique du Sud, un marché déjà très performant et plein de promesses », telle est l’ambition de Ginestié Paley-Vincent en se positionnant à São Paulo, comme l’indique son président François Devedjian, associé en M&A/private equity. « Nous voulons en faire un point d’entrée vers le Mercosur. Nous voyons les équilibres économiques et politiques changer. De plus, les entreprises brésiliennes qui vont en Chine préfèrent souvent passer par l’Europe », note-t-il. Ginestié Paley-Vincent, qui est présent depuis trente-cinq ans à Hong Kong, veut s’inscrire dans une stratégie de « 360° mondial ». « C’est l’axe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), ajoute Stéphanie Brossé-Verbiest, directrice générale du cabinet qui fête ses 50 ans d’existence cette année. Nous voyons cet équilibre. Aujourd’hui 39 des sociétés du CAC 40 sont déjà présentes au Brésil et moins les ETI. Et il y a un spectre large de clients côté brésiliens souhaitant investir en France ». Les secteurs de l’énergie, de la santé, du luxe et de l’agroalimentaire sont en particulier dans le viseur du cabinet. L’ouverture de ce bureau à cheval entre Paris et la plus grande ville du Brésil est rendue possible par l’arrivée de Rodrigo Loureiro comme nouvel associé après celle de Vincent Renoux en avril sur la pratique fiscale (ODA du 5 avril 2023). Fort de plus d’une vingtaine d’années d’expérience, ce dernier travaille de longue date entre la France et le Brésil. Après avoir notamment officié au sein des cabinets DS Avocats (2014-2016) et de Jones Day (2011-2014), l’avocat titulaire d’un LLM droit économique et droit des sociétés brésiliens de l’université de Rio de Janeiro et d’un LLM droit économique et droit des sociétés européens de la Coimbra university (Portugal) était depuis deux ans associé en charge du développement international et responsable du bureau français de Briganti Advogados. Rodrigo Loureiro, qui est déjà depuis 2015 co-président de la commission franco-brésilienne du barreau de Paris, intervient en droit des affaires et en matière d’opérations M&A, d’investissements, de créations d’entreprises, d’implantation, ou encore de restructurations. Il conseille aussi sur les problématiques liées à la législation brésilienne. « Il a le profil du deal maker, qui rapproche les gens, trouve les bonnes connexions », explique François Devedjian. Et après l’Amérique du Sud, d’autres velléités d’expansion pour Ginestié Paley-Vincent ? « La priorité est d’intégrer le desk Brésil dans les 12 mois », assure Stéphanie Brossé-Verbiest tout en reconnaissant regarder vers d’autres pays comme l’Inde.