Fernando Mantilla-Serrano rejoindra le cabinet Latham & Watkins le 2 mai.
Entouré de membres de son équipe, il prendra en charge le pôle d’arbitrage international du bureau parisien de la firme américaine et codirigera la pratique au niveau mondial, aux côtés de Sebastian Seelmann-Eggebert (lui-même basé au bureau d’Hambourg) et Claudia Salomon (basée à New York). Une très belle arrivée pour Latham & Watkins qui démontre ainsi sa volonté d’expansion de la matière. On rappellera en effet que la firme avait recruté, il y a un peu plus d’un an, Claudia Salomon, reconnue mondialement pour sa pratique en matière d’arbitrage commercial et d’investissement. Et c’est cette impulsion qui a convaincu Fernando Mantilla-Serrano de rejoindre le cabinet : « L’ambition de la firme de construire une pratique arbitrale de premier plan au niveau international et avec une forte présence dans les principaux centres arbitraux mondiaux (Paris, Londres, New York, Washington, Asie) m’a semblé solide et unique. Je pense en effet que Latham & Watkins offre aux clients une plateforme intégrée idéale pour répondre à l’ensemble de leurs besoins, qu’ils soient en corporate, en financement, en contentieux ou en arbitrage ». Car le marché a changé depuis plusieurs mois. L’associé le reconnaît : «La pratique de l’arbitrage international telle qu’on l’a connue il y a trois ans, n’existe plus aujourd’hui.» Et si cette mutation du marché se manifeste surtout pour le moment par des départs d’associés de grandes firmes pour des boutiques, Fernando Mantilla-Serrano continue à croire en l’avenir des firmes full services. « Une grande partie des clients est attachée aux cabinets qui offrent une pratique corporate alliée à une activité contentieuse et arbitrale. Lors d’un contentieux arbitral, il est toujours utile de pouvoir compter sur la connaissance des avocats qui ont participé au projet ou qui sont des spécialistes dans le secteur économique concerné », soutient-il.
Fernando Mantilla-Serrano est d’origine colombienne. Après un début de carrière en Colombie où il a été juriste pour l’Association bancaire de la Colombie et pour une société du domaine de la sidérurgie, il s’envole pour les Etats-Unis en 1987 et suit les cours de la New York University School of Law. Il débute également l’exercice de la profession d’avocat dans un petit cabinet new-yorkais. En 1990, direction la France. Il s’inscrit en DEA de droit international privé et du commerce international et se voit diplômer du DSU en droit de l’Union européenne (Paris II). Un an plus tard, il devient conseiller du Secrétariat de la Cour internationale d’arbitrage. En 1998, le cabinet espagnol Garrigues lui propose de créer une équipe spécialisée en arbitrage international, à Madrid. Il devient alors associé du cabinet jusqu’en 2003, date à laquelle il rejoint le bureau parisien de la firme Shearman & Sterling pour développer l’axe Espagne-Portugal-Brésil et apporter sa grande expertise sur les dossiers liés à la région de l’Amérique latine. On l’aura remarqué depuis sur les plus grands dossiers d’arbitrage commerciaux ou d’investissement, notamment auprès de groupes comme Abengoa, Ecopetrol, ou encore Isolux Corsan.