La lettre d'Option Droit & Affaires

Focus

Nos vœux les plus sincères…

Publié le 9 janvier 2019 à 15h48

Avocats, directeurs juridiques mais aussi représentants de la legal tech, Option Droit & Affaires a demandé aux professionnels du droit de partager avec les lecteurs leurs souhaits pour 2019.

Alexander Brabant et Xavier Norlain, co-managing partners, DLA Piper France

Pour 2019, nous formulons le vœu que pour chacun (individu, professionnel du droit et entreprise responsable), l’engagement du développement durable, de la responsabilité envers nos équipes, nos clients et notre environnement, soit également au cœur de nos préoccupations. Que chacun d’entre nous puisse porter avec dignité et fierté ces valeurs, et qu’elles constituent un attendu pour chacun d’entre nous afin de contribuer à faire de notre profession et de notre société civile un environnement toujours meilleur aux futures générations. Dans quelques années, les entreprises verront coexister en leur sein pas moins de cinq générations, et le défi consistera à réussir à transformer la diversité générationnelle en véritable richesse et à s’adapter au changement exacerbé par la révolution digitale.

Une bonne résolution ? La force et la résilience sont plus que jamais des atouts en ces temps de transformation. Nous devons regarder l’avenir avec confiance, forts de nos capacités à nous adapter, à innover et à construire l’avenir.

Marc Mossé, directeur affaires publiques et juridiques de Microsoft France, président désigné de l’AFJE (*)

D’abord, un vœu de conviction : que la grande profession du droit devienne une réalité et que l’avocat en entreprise se concrétise tout comme la reconnaissance du principe de confidentialité des avis des juristes d’entreprise. Le Grenelle du droit du 16 novembre dernier a montré avec le discours du Premier Ministre que les choses avançaient enfin. C’est l’intérêt du droit français et de la compétitivité de notre économie. Cette grande communauté des juristes, indispensable, est une chance pour les avocats et pour les métiers du droit.

Ensuite, à quelques mois des élections européennes, je formule le vœu que l’Etat de droit demeure notre référence commune. Dans un monde en profonde mutation, soumis à des tensions géopolitiques majeures, la garantie des droits et la protection des libertés fondamentales doivent demeurer notre boussole. C’est vrai pour les citoyens tout autant que pour les entreprises.

Enfin, le vœu que l’anniversaire des cinquante ans de l’AFJE que nous célébrerons le 24 janvier prochain soit une belle fête pour tous les juristes et pour le droit français !

(*) Marc Mossé prendra ses fonctions le 24 janvier

Sophie Jouniaux, associée d’Osborne Clarke

Après une fin d’année particulièrement perturbée par les conflits sociaux et la violence urbaine, je ne peux avant tout que souhaiter l’apaisement et la confiance retrouvée pour 2019. Par ailleurs, en tant que praticienne d’un droit trop souvent remanié au gré des circonstances et revendications diverses et variées, je ne peux que souhaiter davantage de lisibilité, de stabilité et de cohérence, éléments essentiels à mon sens d’un environnement réglementaire et fiscal concurrentiel et favorable aux entreprises et aux entrepreneurs. Enfin, ayant la chance d’être associée dans un cabinet où les femmes sont particulièrement bien représentées, je souhaite que la profession continue son évolution vers davantage d’associations pour les femmes et la prise en compte de leurs préoccupations.

Une bonne résolution ? Continuer à innover dans la pratique de ce métier et être de véritables partenaires de nos clients, ce sont les objectifs que nous nous sommes donnés au sein de notre cabinet et que nous continuerons de poursuivre en 2019.

Mathieu Davy, fondateur de Call A Lawyer et président de l’association AvoTech.

Avocat, créateur de legal tech, je souhaite que ma profession bascule réellement dans l’ère du numérique, comprenne ses enjeux, s’approprie ses outils, et puisse bénéficier de ses extraordinaires opportunités de croissance, tant pour la gestion de nos cabinets que le développement de nos clientèles. Je fais le vœu que les avocats résistent aux «résistances», aux peurs, parfois légitimes, de l’arrivée des plateformes et des nouvelles formes d’exercice, sortent des conservatismes et replis corporatistes, pour faire preuve de courage et d’ambition. L’avocat doit revenir au centre de la cité, il doit conquérir toutes les clientèles, notamment les plus jeunes et les plus fragiles, mais aussi les plus prometteuses. Il doit devenir cet avocat du futur, mobile et connecté, augmenté et concentré, indépendant, et libre, délesté des charges et outils désormais inutiles et si dispendieux, pour se concentrer sur l’essentiel, la stratégie, le conseil, l’empathie et la confiance du client.

Une bonne résolution ? Définitivement se mettre à la place de nos clients, des justiciables, des entrepreneurs, avec professionnalisme et bienveillance. Nos clients attendent beaucoup de nous, nous nous devons d’être à la hauteur de l’enjeu.

Bénédicte Wautelet, directrice juridique du groupe Le Figaro, et vice-présidente du Cercle Montesquieu

Au sein de nos directions juridiques, après une année très ancrée dans les sujets de compliance et de réglementation, je souhaite que les acteurs du droit puissent se concentrer sur le développement de nos entreprises et donc des clients. Forts d’avoir su relever les enjeux digitaux de nos métiers juridiques, nous continuerons cette année à être animés par tous les sujets de modernisation de la profession. Mon souhait est que la mise en place de la réforme pour l’avocat en entreprise aboutisse enfin et que nous continuions à porter le projet Paris Place de Droit, tellement pertinent aujourd’hui.

Une bonne résolution ? Assister encore à des moments aussi importants que la présence d’Edouard Philippe au dernier Grenelle du Droit qui nous ouvre de belles perspectives pour l’année 2019, que je vous souhaite à tous très heureuse.

Joël Grangé, associé de Flichy Grangé Avocats

Alors que l’année 2018 s’est achevée pour notre pays dans un climat un peu maussade de violence et d’incompréhension, je souhaite une année 2019 qui marque le renouveau du dialogue et de la confiance. Une année qui concrétise le retour de la croissance pour les entreprises mais qui se traduise aussi par une baisse du chômage. Une année qui prenne à bras-le-corps la lutte contre toute forme d’exclusion pour retrouver des relations pacifiques au sein de la population. Je souhaite également que le droit (re)prenne sa place dans la société et que la justice bénéficie des moyens dont elle a besoin pour être humaine et performante. Je souhaite enfin que les avocats soient unis dans ce combat de tous les jours pour la justice et pour le respect des droits de la défense, des libertés individuelles et collectives.

Une bonne résolution ? Tout faire en qualité d’élu au Conseil de l’Ordre pour que les avocats soient proches de leur Ordre.

Sophie Scemla, associée Eversheds Sutherland

Que 2019 soit une année de grandes réussites au plan économique et juridique, que les entreprises retrouvent la confiance dans notre système judiciaire et ses auxiliaires. 2018 a été marquée par le renforcement de la compliance et les débuts de la justice négociée. Nous souhaitons que ces efforts se poursuivent en 2019 et que la France réaffirme sa place centrale au plan judiciaire international.

Une bonne résolution ? Que les avocats continuent à défendre avec passion et éthique les intérêts de leurs clients, y compris devant les tribunaux, sans céder au chant des sirènes du «self reporting» à outrance.

Stéphane Puel, associé gérant de Gide

La France, qui a déjà inscrit trois fois la blockchain dans la loi, ne cache pas son ambition en matière d’économie numérique. Grâce à cette avancée législative et l’impulsion donnée par nos pouvoirs publics, notre juridiction sert d’accélérateur de confiance et apporte une sécurité juridique aux entreprises innovantes. Nous avons vu les premiers projets devenir réalité, et 2019 devrait être une année charnière dans l’accélération de cette transformation.

L’un de mes vœux serait de voir désormais une réponse réglementaire européenne, permettant aux sociétés innovantes de disposer d’un régime européen harmonisé, et ainsi, des meilleures armes sur le terrain de la compétitivité mondiale. Ce n’est en effet que par la croissance paneuropéenne des volumes d’affaires des entreprises ayant fait le choix de la France, et par la cohésion de notre profession pour diffuser au sein de l’Union européenne notre approche réglementaire «crypto», que notre pays pourra véritablement devenir une «Blockchain Nation».


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