La lettre d'Option Droit & Affaires

L'évènement

Nathalie Williams, nouvelle directrice juridique de Jardiland

Publié le 12 février 2014 à 15h36    Mis à jour le 1 septembre 2014 à 15h41

Ondine Delaunay

Jardiland fait peau neuve, et pas uniquement d’un point de vue capitalistique.

L’enseigne de jardineries – qui a récemment renégocié sa dette de 90 millions d’euros lors d’une conciliation conduisant au rachat du groupe par le fonds d’investissement L-GAM Advisers et par son investissement de 35 millions d’euros dans la société – vient d’annoncer l’arrivée de Nathalie Williams comme directrice juridique. Une création de poste initiée par Thierry Sonalier, nouveau PDG du groupe, qui est «destinée à doter le groupe d’une stratégie juridique et à parfaire la méthode de travail qui est mise en place pour atteindre nos objectifs». Nathalie Williams aura donc deux niveaux d’intervention, détaille-t-elle : «Le travail quotidien en lien avec les opérationnels relatif notamment à la sécurisation des contrats et l’optimisation du portefeuille des marques ; et le travail plus exceptionnel lié à la restructuration récente du groupe qui impose le traitement de problématiques juridiques complexes tels que les nantissements. Notre mission est de trouver les outils qui permettent de valoriser les actifs sans bloquer le business de l’entreprise.» Et pour ce type de mission, Nathalie Williams présente une grande expérience.

Diplômée d’un DEA de droit du patrimoine privé (1999, Paris I) et d’un magistère de droit des activités économiques (Paris I, 1999), elle a commencé sa carrière en tant qu’avocate, chez Clifford Chance. Exerçant dans le département contentieux, elle a été formée par Thomas Baudesson à la gestion des litiges commerciaux, corporate, pénaux et même prud’homaux. Après six ans de barreau, «curieuse d’entrer dans le cœur de la machine», Nathalie Williams donne un tournant à sa carrière et devient juriste d’entreprise. Elle intègre en 2006 le groupe Eugène Perma. «Mon expérience d’avocat m’a été très utile dès mon arrivée dans le groupe. Ayant toujours été sensible à l’intérêt de la voie transactionnelle, j’ai rapidement transigé un certain nombre de litiges pour le compte de l’entreprise », se souvient-elle. En quelques semaines, elle est promue directrice juridique. Mais dès 2007, le raid du fonds américain Bear Stearns force la société mère à se placer sous sauvegarde. Et la nouvelle directrice juridique se retrouve rapidement au cœur du processus de restructuration, gérant des problématiques de gestion des nantissements, des sûretés. Cinq ans plus tard, Windhurst Industries la contacte pour lui proposer une mission juridique au niveau de la holding d’acquisition. « J’étais intéressée par cette nouvelle sphère de travail. Le groupe faisait beaucoup de croissance externe et j’étais attirée par le suivi juridique de ces phases corporates », se rappelle-t-elle. Mais le hasard de la vie voudra que, dès 2012, la directrice juridique ait à traiter de nouveau des problématiques de restructuration avec le placement sous sauvegarde de la holding, le dépôt de bilan de participations et la fermeture de filiales étrangères. Nathalie Williams pourra mettre à profit son expérience juridique pour participer au redéploiement de Jardiland autour de ses deux piliers historiques : la jardinerie et l’animalerie.


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