La société de capital-investissement Antin Infrastructure Partners devient actionnaire de référence du réseau Excellence Imagerie aux côtés d’UI Investissement et des radiologues associés.
Après la financiarisation des centres de biologie, va-t-on vers une accélération de cette tendance dans la radiologie ? En tout cas, Antin Infrastructure Partners, qui revendique 30 milliards d’euros d’actifs, devient actionnaire de référence d’Excellence Imagerie, groupe de réseaux d’imagerie médicale en France qui compte aujourd’hui quatre centres, 160 collaborateurs et 60 radiologues, aux côtés des praticiens associés et d’UI Investissement, partenaire depuis 2019. Concomitamment, Excellence Imagerie se rapproche du Groupement d’imagerie médicale angevine (GIMA) et du centre de radiologie parisien Imagerie Duroc. Pour être finalisée, l'opération doit être soumise à l'Ordre des médecins, à l’Autorité de la Concurrence ainsi qu’à Bercy. Antin Infrastructure Partners a reçu l’appui de Linklaters avec Florent Mazeron et Mehdi Boumedine, associés, Vincent Chaudet, Anisah Inoussa et Wassim Mokadem, en corporate M&A ; Géric Clomes, associé, Cécile Boulé, en droit social ; Françoise Maigrot, associée, Virginie Guerineau et Marine Hennequin, en droit immobilier ; Pierre Zelenko, associé, Violette Grac-Aubert, Tanguy Laurioz et Raphaël Wettasinghe, en antitrust et investissements étrangers ; Fanny Mahler, associée, Pierre Sikorav, counsel, Athanase de Guitaut et Baptiste Garde, en droit public ; Pauline Debré, associée, Samara Moussa, en propriété intellectuelle ; et Faustine Piechaud, en technologies et protection des données ; d’Arsene avec Charles Dalarun, associé, Matthieu Sanchez et Franck Soucaze, en droit fiscal ; ainsi que de Winston & Strawn avec Gilles Bigot, Julie Vern Cesano-Gouffrant et Edouard de Rancher, associés, Rim Khirddine, of counsel, Amaury Berbille, Camille Clauss et Amine El Qatib, sur les aspects structuration et réglementaires santé. Excellence Imagerie a été épaulé par De Pardieu Brocas Maffei avec Cédric Chanas et Sandra Aloui, associés, Mathieu Rétiveau, counsel, Mélanie Jaouën, en corporate ; Priscilla van den Perre, associée, Enguerrand Maloisel, en droit fiscal ; Laëtitia Gavoty Tolot, associée, Hugo Mougel, en concurrence ; et Côme Chaine, counsel, en réglementaire ; ainsi que par Hoche Avocats avec Marie Peyréga, associée, Antoine Bourgoin, en corporate ; et Eric Quentin, associé, Zoé de Dampierre, counsel, en droit fiscal. Parmi les quatre centres actuels, les praticiens des centres Institut de radiologie de Paris (IRP) et Imagerie médicale Faidherbe Mont-Louis ont été accompagnés par Veil Jourde avec Laurent Jobert, associé, Albéric Duhamel-Delattre, Nassim Ahmin et Paul Alric, en contractuel et corporate ; Charlotte Bittermann, en droit fiscal ; tandis que ceux du centre CSE l’ont été par Julien Sichel Avocat avec Julien Sichel, associé, en private equity. Certains praticiens ont reçu l’appui d’Archers avec Marc Baffreau, associé, Moïra Boublil et Willy Lao, en corporate ; et Margaux Azoulay, associée, Alexandre Franco, en droit fiscal ; de Mazars Société d’Avocats avec Jérôme Labrousse, associé, en droit fiscal ; de Chammas & Marcheteau avec Denis Marcheteau, associé, en private equity ; de CMS Francis Lefebvre avec Philippe Donneaud, associé, en droit fiscal ; ainsi que de Degroux Brugère avec Jérémie Swiecznik, associé, en private equity. Imagerie Duroc était accompagné par Lerins avec Luc Castagnet, associé, Isaure Bouvier, counsel, Sarah Sorain et Louis Taron, en contractuel et corporate ; et Stéphanie Nègre, associée, en droit fiscal. GIMA a reçu l’appui d’A2D Avocats avec Alix Domas-Descos, associée, en corporate ; et de BDO Avocats avec Thomas Lermite, associé, en droit fiscal.
Le conseil d’Antin Infrastructure Partners : Florent Mazeron, associé chez Linklaters
Comment avez-vous structuré l’opération ?
Cette opération s’inscrit dans le cadre du rapprochement de trois pôles de radiologie – Excellence Imagerie, Duroc et GIMA – et vise à permettre la mise en place d’un partenariat entre les radiologues et des investisseurs extérieurs. Antin a vocation à devenir un actionnaire de référence du groupe aux côtés d’UI Investissement, investisseur actuel qui réinvestirait. Une nouvelle société holding serait créée afin de regrouper les investisseurs et les radiologues. Cette holding serait détentrice des droits financiers au sein des différentes sociétés d’exercice libéral par actions simplifiées (SELAS) dont 75 % du capital et des droits de vote resteraient détenus par les praticiens. Les radiologues continueraient naturellement à porter l’entièreté du projet médical et conserveraient leur autonomie opérationnelle dans les SELAS. Comme il est d’usage, l’opération serait financée par l’intermédiaire de l’equity et d’un financement tiers en dette. L’opération reste soumise aux autorisations réglementaires, y compris des Ordres Départementaux des Médecins compétents.
Après une période compliquée pour le private equity, le domaine de la santé est-il plus résilient ?
Après une relative accalmie au début de l’année 2023 sur les segments mid et large caps, plusieurs opérations sont intervenues ces derniers mois, dans différents secteurs. Cela reflète une tendance de reprise du marché, en particulier pour les actifs compétitifs. Le secteur de la santé continue d’être dynamique, en raison de la demande croissante de soins et des besoins de financement pour y répondre. Les acteurs financiers ont un rôle à jouer pour permettre le développement de ce secteur aux côtés des investissements publics.