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Business – Les transactions M&A en baisse de 14 % au premier semestre
Le premier semestre 2024 a vu les volumes des transactions en fusions-acquisitions chuter de 14 % par rapport au second semestre 2023 mais la valeur, elle, n’a diminué que de 1 % grâce à l’activité de « méga-deals », d’après l’étude « Global M&A Industry Trends : 2024 Mid-Year Outlook » du cabinet PwC. Ces « méga-deals », présents notamment dans les secteurs de la technologie et de l’énergie en particulier, ont augmenté de 16 % avec 35 deals annoncés à plus de cinq milliards de dollars (environ 4,6 milliards d’euros) du 1er janvier au 31 mai 2024. Plus largement, l’analyse souligne que la part des corporates dans les fusions-acquisitions – qui a augmenté de 4 points pour atteindre 64 % – a pris le pas sur les fonds de private equity. L’activité M&A impliquant un fonds d’investissement a baissé en effet de 18 % en cette première moitié d’année, contre 12 % pour les corporates. « Une préparation solide et le rétablissement de la confiance seront essentiels pour la reprise de l’activité de fusions-acquisitions, avertit Stéphane Salustro, associé responsable de l’activité Deals, PwC France et Maghreb. Nous voyons déjà des signes indiquant que la préparation des transactions s’accélère, et une fois que la confiance suivra, nous nous attendons à ce que le marché et les acteurs agissent rapidement, pour autant que le contexte politique le permette. » L’étude rappelle en outre les différents obstacles à la reprise de l’activité M&A – les taux d’intérêt, la valorisation, les élections politiques ainsi que le contexte géopolitique –, mais insiste sur la nécessité d’avoir une feuille de route stratégique avant de réaliser une opération de croissance externe. Pour les acheteurs, « cela signifie se concentrer sur la stratégie, l’impact de l’IA, l’analyse de données, la rétention des talents clés, une approche en lien avec le développement durable et la mise en place d’une equity story convaincante », explique le cabinet. Quant aux vendeurs, les points critiques à vérifier sont les revues « stratégiques, la préparation approfondie avant la vente ainsi que la fiabilité des données des documents transmis.»
Marchés – Le private equity est resté stable en 2023
Le private equity est resté stable l’année passée malgré une inflation élevée, des taux d’intérêt en hausse et les conflits géopolitiques, avec une reprise notable du flux au dernier trimestre. Tel est l’un des enseignements de la troisième édition de l’étude European Private Equity Study 2024 du cabinet CMS qui a examiné plus de 100 opérations. Celle-ci relève ainsi que les nouveaux investissements ont représenté 69 % des transactions analysées. Les opérations secondaires ont doublé reflétant l’augmentation des processus de sortie et d’enchères. Alors que dans la précédente édition, les clauses d’earn-out, qui prévoient le versement d’un complément de prix en cas d’atteinte de certaines conditions financières, avaient progressé pour être incluses dans 37 % des opérations (ODA du 23 juin 2023), la tendance est inverse en 2023, bien qu’elle reste plus élevée qu’avant la pandémie. Cette nouvelle étude souligne en outre que le secteur des Technologies, Media & Télécommunications (TMT) était en tête de l’activité sectorielle avec 24 % des deals, suivi des sciences de la vie et des produits de consommation, qui représentent 15 % chacun. L’énergie, le secteur des services publics et des infrastructures et le financement de projets ont également connu une croissance importante. Les considérations autour de l’ESG sont par ailleurs croissantes : dans 47 % des opérations de private equity, une due diligence ESG a été effectuée, alors que c’est le cas dans 38 % seulement des transactions hors private equity. Il en est de même concernant les procédures impliquant le contrôle des investissements étrangers directs. Le volume d’opérations soumises à une autorisation a nettement augmenté, passant de 8 % en 2022 à 21 % en 2023. « Après que les investisseurs de private equity se sont concentrés pendant des années sur les nouvelles acquisitions plutôt que sur les sorties, l’activité de transactions du côté des vendeurs semble reprendre », relève Patrick Lühr, counsel, au sein de CMS à Berlin.