Avec l’arrivée de Driss Tof comme associé, Harlay Avocats étoffe son département tax. Spécialiste de la fiscalité des sociétés, transactionnelle et immobilière, l’avocat de 43 ans entend développer une offre full services aux côtés d’Erwann del Do, dans un contexte politique et économique marqué par l’incertitude et le durcissement des contrôles.
La pratique fiscale d’Harlay Avocats pourra désormais compter sur un binôme. Après douze ans chez Arsene en fiscalité corporate, M&A et LBO, puis un intermède de quatre ans axé sur la fiscalité immobilière au sein de SBKG & Associés, c’est avec la perspective de revenir à ses premiers amours que Driss Tof intègre le cabinet français indépendant fondé en 1988. L’avocat, âgé de 43 ans, y officiera aux côtés d’un autre associé, Erwann del Do, davantage orienté vers les dirigeants, la fiscalité patrimoniale et la fiscalité personnelle. « La présence d’au moins deux associés par pratique permet de diversifier les profils, les approches et de mutualiser les connaissances sur des problématiques de plus en plus mouvantes, notamment en fiscalité », note le titulaire d’un master de droit fiscal de l’université Paris II Panthéon-Assas. « Mon profil est davantage orienté vers la fiscalité corporate, c’est-à-dire la fiscalité des sociétés sur leurs sujets quotidiens ou plus exceptionnels, par exemple en matière transactionnelle. J’ai également développé une expertise forte en matière de fiscalité immobilière, complémentaire avec celle d’Erwann del Do en fiscalité patrimoniale. « Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », se plaît-il à rappeler. La clientèle de Driss Tof est composée d’investisseurs institutionnels, de promoteurs, de marchands de biens français et internationaux, ainsi que de fonds d’investissement et de sociétés cotées. Son expertise couvre l’ensemble des problématiques fiscales des sociétés et de l’immobilier, ainsi que celles liées aux opérations de cessions et d’acquisitions de sociétés ou encore aux restructurations de groupes. « Nos clients sont confrontés particulièrement en France à des défis majeurs et quasi inédits depuis 70 ans, maintenir leur croissance et compétitivité dans un environnement national et international d’une instabilité inouïe, quasi anxiogène. Plus que jamais, notre rôle d’avocat fiscaliste est de tenter de leur apporter une forme de sérénité dans la prise de décisions afin qu’elles soient les plus pérennes possibles, estime le nouvel associé d’Harlay Avocats. Cela nous oblige à intégrer dans nos conseils différents scénarios et de faire preuve, sans pour autant prétendre lire dans la boule de cristal, d’encore plus de capacité d’adaptation. » Et l’arrivée d’un nouveau locataire à Matignon, avec la nomination de Sébastien Lecornu – cinquième Premier ministre en deux ans –, n’est pas de nature à stabiliser la situation. « Les soubresauts politiques que nous traversons génèrent une très forte tension chez les dirigeants et investisseurs qui tend même hélas parfois à la paralysie dans la prise de décision. Ce que redoutent le plus nos clients, ce n’est pas nécessairement une hausse de leur charge fiscale, c’est surtout l’incertitude fiscale, pointe Driss Tof. Dans ce contexte marqué également par un durcissement certain des contrôles fiscaux depuis les dernières années (recours quasi systématique aux pénalités, pénalisation des procédures ou encore positions parfois très dogmatiques de l’administration utilisées comme levier de négociation dans le cadre des contentieux), notre rôle ne peut plus se limiter à un simple devoir de conseil. Nous devons agir comme de véritables partenaires commerciaux de nos clients. »