L’ancien ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, professeur agrégé de droit public, vient de prêter serment au barreau de Paris. Pour sa première expérience en cabinet, il rejoint en qualité d’associé Earth Avocats, dédié à l’accompagnement de projets à impact positif.
Nouvelle vie pour l’ancien ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports sous les gouvernements d’Edouard Philippe puis de Jean Castex. Jean-Michel Blanquer est nommé associé au sein d’Earth Avocats. Ce cabinet, spécialisé dans l’accompagnement de projets qui touchent à la création, à l’exploitation responsable et à la préservation de biens communs, se renforce ainsi en droit public. Jean-Michel Blanquer, fraîchement devenu avocat au barreau de Paris ce lundi 16 janvier, apportera une expertise senior et transverse dans l’accompagnement des projets à forte dimension d’intérêt général, notamment dans les domaines du développement durable et de l’environnement.
Le milieu juridique est loin d’être étranger à l’homme politique. Outre un père avocat, Jean-Michel Blanquer est titulaire d’un doctorat et d’un DEA de droit public de l’université Paris II Panthéon-Assas, ainsi que d’un DEA d’études politiques de Sciences Po. Agrégé de droit public, il était professeur à l'université Paris II Panthéon-Assas depuis son départ de la rue de Grenelle et son échec aux législatives l’an dernier. Avant de devenir ministre, Jean-Michel Blanquer a été directeur général de l’ESSEC Business School de 2013 à 2017, directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine de 1998 à 2004 et recteur de l’Académie de Guyane de 2004 à 2006. Au sein du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, de 2006 à 2012, il a été successivement directeur de cabinet adjoint, recteur de l’académie de Créteil et directeur général de l’enseignement scolaire. Sa reconversion professionnelle chez Earth Avocats se fait toutefois sous certaines conditions. Jean-Michel Blanquer devra exercer ses nouvelles fonctions en conformité avec l’avis rendu le 4 octobre dernier par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) et devra notamment observer « une prudence toute particulière […] dans le choix de ses clients, notamment si ces derniers ont des activités dans le secteur de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports ».