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French Tech : 723 levées de fonds pour un total de 7,77 milliards d’euros en 2024
L’année qui s’achève n’a pas été simple pour la French Tech : si 723 sociétés du secteur ont réalisé une levée de fonds – contre 715 en 2023 – le montant global de 7,77 milliards d’euros est en recul de 7 % sur 12 mois. C’est ce qui ressort du baromètre du capital-risque en France récemment publié par le cabinet de conseil EY et qui évoque le « contexte économique et politique instable » dans lequel ont dû évoluer ces start-up tricolores. Malgré tout, quelques levées ont été particulièrement marquantes. Les cinq plus gros tours de table concernent ainsi la start-up française spécialisée dans l’intelligence artificielle générative, Mistral, avec 468 millions d’euros (ODA du 20 décembre 2023), suivie par l’Américaine Poolside, également orientée vers l’IA (453 millions d’euros), puis la jeune pousse parisienne spécialisée dans les recharges de batteries électriques Electra qui a levé 304 millions d’euros (ODA du 24 janvier 2024). Viennent ensuite HR Path opérant dans les ressources humaines (250 millions d’euros) et HysetCo active dans la mobilité hydrogène et son tour de table à 200 millions d’euros (ODA du 17 avril 2024). EY souligne en outre que dans ce climat assez morose, les secteurs qui ont tiré leur épingle du jeu sont d’abord ceux des logiciels, lesquels ont connu des levées atteignant trois milliards d’euros au total, en progression de 46 % sur un an, malgré un nombre stable d’opérations. Sans surprise, cela s’explique par l’accélération des projets autour de l’intelligence artificielle générative. Les « green tech » arrivent juste après, dont les fonds levés atteignent 1,9 milliard d’euros, soit une forte baisse en valeur (-29 %), malgré une progression en volume (+ 32 %). Enfin, le secteur des fintechs se positionne en troisième position avec des fonds levés à hauteur de 840 millions d’euros (+ 32 % en valeur). Et quid des pays les plus attractifs sur le Vieux Continent ? Le baromètre souligne qu’en Europe, « la France occupe certes toujours la première place mais l’écart se réduit avec son principal rival, l’Allemagne ». Le voisin d’outre-Rhin jouit d’une meilleure dynamique à 7,4 milliards d’euros (+ 11 % en valeur). Le Royaume-Uni reste très actif, mais souffre aussi avec des montants levés s’établissant toutefois à 14,1 milliards d’euros (-16 % en valeur).
Cybersécurité et protection des données : les plus gros facteurs de risque pour les entreprises
Quels sont les plus gros risques auxquels vont faire face les entreprises dans les mois à venir ? Pour nombre d’entre elles, les deux problématiques les plus importantes sont la cybersécurité et la protection des données, d’après les conclusions de la nouvelle enquête mondiale du cabinet international d’avocats Baker McKenzie intitulée « Global Disputes Forecast 2025 ». « Cette tendance est alimentée par la fréquence et la sophistication croissante des cyberattaques, ainsi que par des exigences réglementaires de plus en plus strictes », explique l’étude qui a interrogé 600 décideurs et responsables juridiques de grandes entreprises internationales. Ainsi, 70 % des personnes sondées se disent inquiètes par rapport aux enquêtes réglementaires et application de la loi en cas d’atteinte à la protection des données ou enjeux de cybersécurité (70 %), suivies par les questions d’assurance cyber (44 %), et de conformité data et cyber (41 %). A propos des potentiels conflits autour des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance ou à la durabilité (ESG), qui constituent un risque réel pour 40 % des répondants, l’étude indique que « le management des déchets » constitue le risque principal (60 % des personnes interrogées), puis le stress hydrique (45 % des répondants), et la régulation des émissions (34 %). Dans le domaine de l’énergie et de l’infrastructure en particulier, les questions autour des critères ESG représentent là encore le risque de litige le plus marqué (40 %), suivi par les questions sociales (35 %) et enfin, autour de l’intelligence artificielle (33 %). Au-delà de secteurs en particulier, quels sont les freins à une bonne gestion des risques ? Pour près des deux tiers des personnes interrogées (60 %), il s’agit de la capacité à « tenir le rythme » face à l’évolution constante et rapide des contraintes réglementaires. Un autre défi est la difficulté de trouver de bons conseils en externe (53 %) à égalité avec la problématique de financement et de ressources pour se défendre dans le cadre d’un litige.