La lettre d'Option Droit & Affaires

L'événement

Près de 12 % des cabinets externalisent des prestations juridiques

Publié le 23 août 2017 à 10h29    Mis à jour le 24 août 2017 à 14h52

Coralie Bach

En quête d’efficacité et de souplesse, les cabinets d’avocats n’hésitent plus à recourir à des prestataires extérieurs.

En quête d’efficacité et de souplesse, les cabinets d’avocats n’hésitent plus à recourir à des prestataires extérieurs. C’est le constat tiré par une étude menée par l’Observatoire des métiers des professions libérales (OMPL) auprès de 4 500 cabinets d’avocats métropolitains, dont 1 027 réponses ont pu être exploitées. Selon cette enquête, l’externalisation est une pratique largement répandue chez les professionnels du droit puisque toutes prestations confondues, 71 % des cabinets confient au moins une tâche à une société externe. Toutefois, cette proportion varie fortement selon la nature de la fonction. Sans surprise, les services les plus fréquemment externalisés sont ceux les moins liés au cœur du métier d’avocat. Parmi les principales fonctions confiées à un prestataire externe figurent la comptabilité (externalisée par 73,5 % des répondants) ou encore l’informatique (45,8 %). A contrario, seuls 6,4 % des répondants externalisent certaines prestations juridiques ; un chiffre qui monte cependant à 12 % en incluant l’externalisation fragmentaire (lorsqu’une tâche est externalisée de manière ponctuelle ou traitée de façon simultanée en interne et en externe). Les auteurs de l’étude notent ainsi «une certaine résistance à l’externalisation […] de ces fonctions pour des raisons liées à la culture du cabinet, à la maîtrise de la confidentialité et à la préservation de l’intuitu personae».

La taille du cabinet influe également fortement sur le mode d’organisation. Les petites structures employant un à quatre salariés sont ainsi surreprésentées parmi les cabinets ayant recours à l’externalisation ; de même que les jeunes cabinets qui ne disposent pas de toutes les ressources en interne. De façon générale, les motifs de l’externalisation sont essentiellement liés à une recherche d’efficacité, de qualité de la production et de flexibilité. Les difficultés économiques et l’impossibilité d’embaucher en interne sont quant à elles évoquées dans 31 % des cas. Les cabinets faisant appel à des prestataires externes semblent en tous cas satisfaits de leur mode d’organisation puisque 86 % d’entre eux déclarent qu’ils continueront de recourir à ces services. Près de 8 % envisagent même un renforcement de cette pratique tandis que seuls 6 % songent à réduire l’externalisation.


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Mesures d’instruction in futurum : le secret des affaires est dans la balance

Kami Haeri et Helen J. Adler, August Debouzy

Par son arrêt du 22 juin 20171, la Cour de cassation apporte des précisions utiles sur la place du secret des affaires dans la mise en œuvre des mesures d’instruction in futurum. Les juges doivent ainsi rechercher un équilibre entre la nécessité de préserver ou recueillir des preuves avant un procès et les atteintes au secret des affaires.

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