En quête d’efficacité et de souplesse, les cabinets d’avocats n’hésitent plus à recourir à des prestataires extérieurs.
En quête d’efficacité et de souplesse, les cabinets d’avocats n’hésitent plus à recourir à des prestataires extérieurs. C’est le constat tiré par une étude menée par l’Observatoire des métiers des professions libérales (OMPL) auprès de 4 500 cabinets d’avocats métropolitains, dont 1 027 réponses ont pu être exploitées. Selon cette enquête, l’externalisation est une pratique largement répandue chez les professionnels du droit puisque toutes prestations confondues, 71 % des cabinets confient au moins une tâche à une société externe. Toutefois, cette proportion varie fortement selon la nature de la fonction. Sans surprise, les services les plus fréquemment externalisés sont ceux les moins liés au cœur du métier d’avocat. Parmi les principales fonctions confiées à un prestataire externe figurent la comptabilité (externalisée par 73,5 % des répondants) ou encore l’informatique (45,8 %). A contrario, seuls 6,4 % des répondants externalisent certaines prestations juridiques ; un chiffre qui monte cependant à 12 % en incluant l’externalisation fragmentaire (lorsqu’une tâche est externalisée de manière ponctuelle ou traitée de façon simultanée en interne et en externe). Les auteurs de l’étude notent ainsi «une certaine résistance à l’externalisation […] de ces fonctions pour des raisons liées à la culture du cabinet, à la maîtrise de la confidentialité et à la préservation de l’intuitu personae».
La taille du cabinet influe également fortement sur le mode d’organisation. Les petites structures employant un à quatre salariés sont ainsi surreprésentées parmi les cabinets ayant recours à l’externalisation ; de même que les jeunes cabinets qui ne disposent pas de toutes les ressources en interne. De façon générale, les motifs de l’externalisation sont essentiellement liés à une recherche d’efficacité, de qualité de la production et de flexibilité. Les difficultés économiques et l’impossibilité d’embaucher en interne sont quant à elles évoquées dans 31 % des cas. Les cabinets faisant appel à des prestataires externes semblent en tous cas satisfaits de leur mode d’organisation puisque 86 % d’entre eux déclarent qu’ils continueront de recourir à ces services. Près de 8 % envisagent même un renforcement de cette pratique tandis que seuls 6 % songent à réduire l’externalisation.