Kalliopé pourra désormais s’appuyer sur huit avocats dont quatre associés en corporate. Le cabinet indépendant français s’adjoint les services de Guillaume Martinet et d’Alexia Berbain-Faguer, spécialisés en fusions-acquisitions, restructurations et droit des sociétés, passés par Hoche Avocats.
Deux mois après avoir accueilli Jérôme Buscail (ODA du 22 mai 2024), Kalliopé continue de faire grossir ses rangs, cette fois en corporate avec les associés Guillaume Martinet et Alexia Berbain-Faguer. « En 16 ans, notre développement s’est fait de façon raisonnée, avec l’ajout de pratiques complémentaires afin d’être quasi-full service, alors qu’au démarrage notre activité était centrée sur le contentieux, l’immobilier et le corporate. Après le financement, le droit du travail, et récemment l’IP, il nous paraissait pertinent de renforcer le corporate, détaille Tanguy d’Everlange, qui codirige l’expertise corporate-M&A-private equity et a rejoint Kalliopé en 2011 après une dizaine d’années chez Shearman & Stearling. Nous voulons présenter au marché une équipe étoffée capable de monter en gamme. Nous faisons du small-mid cap et l’idée est de passer en upper mid pour certains dossiers. » Après respectivement 28 ans et 22 ans chez Hoche Avocats, Guillaume Martinet et Alexia Berbain-Faguer s’engagent dans une nouvelle aventure entrepreneuriale chez Kalliopé, qui compte désormais dix associés et étudie des pistes de croissance externe en fiscal et en restructuring. « Nous pouvons apporter des secteurs d’activité qui étaient peut-être moins présents, en particulier dans l’industrie, tels que l’imprimerie, les chaînes d’ensachage, les matériaux de construction, mais également le luxe, le textile, ou encore les médias et la production, indique Guillaume Martinet qui conseille groupes, ETI, PME, dirigeants, sociétés du secteur public et family offices dans leurs opérations d’acquisition, de cession, de prises de participation, de partenariats stratégiques et de transmission. Nous sommes sur du M&A surtout corporate, également en private equity mais du côté des entreprises ou des managers. Notre action couvre aussi les restructurations et les réorganisations, les sujets relatifs à la gouvernance et à l’actionnariat salarié. » Cette expertise, le diplômé d’un DESS fiscalité de l’entreprise de l’université Paris Dauphine l’a acquise d’abord chez Price Waterhouse Juridique & Fiscal, avant de rejoindre Hoche Avocats de 1995 à 2022, puis de créer sa structure, Lexens. De son côté, Alexia Berbain-Faguer, qui a commencé sa carrière en 2001 après un DESS droit des affaires de l’université Paris Cité, a par ailleurs développé une expertise spécifique sur l’accompagnement et les levées de fonds de start-up en pré-seed et capital-développement. Les deux recrues devront en tout cas composer avec une période moins euphorique pour le M&A. « Nous sommes tributaires du marché. C’est plus compliqué pour les vendeurs. Les deals avancent pendant des mois et stoppent parfois brutalement pour des questions de financement, de résultats qui ne sont pas en rendez-vous, ou encore d’investigations poussées. Outre le renchérissement du financement, le contexte général et international n’encourage pas les prises de risques ni pour les investisseurs ni pour les corporate », pointe Guillaume Martinet. « J’ai traité davantage de dossiers relatifs à des projets de transmission d’entreprises aux managers, note toutefois sa consœur. Il y a une volonté de la part des entreprises de consolider l’existant et de transmettre sans forcément recourir à des fonds. »