La Cour de cassation, dans son arrêt du 15 octobre 2025, s’est prononcée sur la possibilité d’intégrer des critères comportementaux dans l’évaluation des salariés. Si l’employeur dispose d’un pouvoir d’appréciation, celui-ci doit s’exercer au travers de critères objectifs et pertinents. Or, des notions subjectives telles que l’optimisme, l’honnêteté ou le bon sens ne répondent pas à ces exigences en l’absence d’indicateurs mesurables. Peuvent-elles par ailleurs induire des discriminations notamment à l’occasion de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), lorsqu’il s’agit d’apprécier les qualités professionnelles comme l’un des critères d’ordre des licenciements économiques ?
La lettre d'Option Droit & Affaires
DROIT SOCIAL
Evaluer la performance en entreprise : l’optimisme, l’honnêteté et le bon sens peuvent-ils compter ?
Au sommaire de la lettre
La lettre d'Option Droit & Affaires
Directive Transparence salariale : ne pas attendre la transposition
Le 10 novembre 2025, nous dépassions déjà la date symbolique à laquelle les femmes auraient cessé d’être payées si elles étaient rémunérées au même taux horaire que les hommes, selon l’Insee. Les femmes gagnent en moyenne 14 % de moins que les hommes à temps de travail égal. Comment réduire un tel écart ?