K&L Gates muscle sa pratique parisienne de l’arbitrage international avec l’arrivée d’une experte de l’arbitrage d’investissement, Maria Kostytska. Une opération qui illustre la stratégie de développement globale du cabinet américain.
Nouvelle étape de la croissance de K&L Gates à Paris : le département Contentieux et Arbitrage accueille Maria Kostytska, jusqu’ici à la tête du département arbitrage de Winston & Strawn, où elle officiait depuis 2007. Avant cela, l’avocate avait exercé à la Cour fédérale des réclamations des Etats-Unis, au département juridique de la Banque mondiale, à l’ABA/CEELI à Washington, au Programme des Nations Unies pour l’environnement à Genève et au Parlement européen à Bruxelles. « Rejoindre K&L Gates, c’est d’abord me rapprocher du centre de gravité du barreau de Paris, au sein du cabinet dirigé par Louis Degos, bâtonnier élu. C’est aussi intégrer une structure véritablement internationale », confie la nouvelle associée. La diplômée d’un bachelor of arts en sciences politiques du Smith College et d’un juris doctor en droit international et comparé de la Catholic university of America-Columbus School of Law apporte près de 20 ans d’expérience acquise aux Etats-Unis, en Europe, en Asie centrale, dans les Pays baltes et en Amérique latine. Inscrite aux barreaux de Paris, New York et Washington, également barrister en Angleterre, elle entend consolider la pratique parisienne de l’arbitrage, déjà bien installée sous la houlette de Louis Degos. « J’y apporte un renfort sur le segment de l’arbitrage d’investissement et interétatique, ainsi qu’une ouverture géographique et linguistique. Ma pratique devant les tribunaux de trois pays permet une approche coordonnée des procédures de reconnaissance et d’exécution, essentielle pour le recouvrement des actifs », souligne-t-elle. Maria Kostytska accompagnera, avec son équipe d’avocats, des sociétés multinationales, entités publiques et Etats dans les secteurs de l’énergie, des mines, des infrastructures, des services publics, mais aussi de la banque, de l’aéronautique et de l’industrie manufacturière. Spécialiste reconnue de l’arbitrage d’investissement, elle observe : « En Europe, l’arbitrage d’investissement a décliné depuis l’arrêt Achmea, mais il reste très actif dans les régions importatrices de capitaux, notamment en Amérique latine, en Afrique et en Asie ». Polyglotte (anglais, français, espagnol, ukrainien, russe), l’avocate a récemment remporté, avec son équipe, un arbitrage d’investissement pour la République d’Equateur dans un différend portant sur un traité bilatéral avec les Etats-Unis, pour un montant de 214 millions de dollars. « Le tribunal a décliné sa compétence, estimant que la demanderesse, une société holding sans activités économiques importantes ne pouvait bénéficier de la protection du traité. Cette décision influente consolide une jurisprudence constante et fournit un exemple illustratif de l’application des clauses de déni de bénéfices aux sociétés holding », précise-t-elle. Ancienne membre de la Cour d’arbitrage internationale de la CCI et membre fondatrice du Conseil du Centre d’arbitrage international de Géorgie (GIAC) à Tbilissi, Maria Kostytska siège également sur les panels d’arbitres de plusieurs institutions, dont le Centre d’arbitrage international de Singapour (SIAC). Sa nomination porte à neuf le nombre d’associés au sein du bureau parisien de K&L Gates, qui projette déjà d’autres recrutements en 2026. La firme américaine regroupe près de 2 000 avocats exerçant sur cinq continents.