Les enjeux liés au droit de la concurrence et au contrôle des investissements étrangers sont au cœur de l’activité de SB Law, boutique fondée par Sofia Bekkali. L’avocate officiait depuis près de dix ans chez Freshfields.
Contrôle des concentrations, pratiques anticoncurrentielles (ententes, abus de position dominante) et contrôle des investissements étrangers constituent les trois piliers du cabinet nouvellement créé SB Law. A l’origine de ce projet entrepreneurial, Sofia Bekkali, qui a exercé près d’une décennie au sein de l’équipe Antitrust, Competition & Trade de Freshfields, où elle a été promue counsel en 2024. Diplômée d’un master 2 droit des affaires internationales de l’université Paris Nanterre et d’un LLM droit de la concurrence de la London School of Economics (LSE), l’avocate souhaite collaborer prioritairement avec des entreprises et des cabinets français et étrangers confrontés à ces problématiques. Côté secteurs de prédilection, Sofia Bekkali a accompagné ces dernières années un acteur majeur des télécoms, particulièrement actif en matière d’acquisitions, ainsi que des entreprises des secteurs de la tech – notamment en contentieux, et dans l’industrie pharmaceutique, soumise à un contrôle renforcé des investissements étrangers. Le droit de la concurrence connaît selon elle un vrai dynamisme. « On constate une vigilance accrue et un élargissement du champ d’action des autorités de concurrence. L’affaire Illumina/Grail et la question du contrôle des concentrations sous les seuils illustrent cette tendance, et les autorités de concurrence ont toujours pour objectif de contrôler toutes les concentrations qui portent atteinte à la concurrence, même celles qui ne franchissent pas les seuils, souligne la fondatrice de SB Law. A la suite de sa consultation publique, l’Autorité de la concurrence a d’ailleurs annoncé qu’elle travaillait sur une proposition qui reposerait sur des critères clairs ainsi que la publication de lignes directrices afin de garantir la sécurité juridique. » Même mouvement du côté du contrôle des investissements étrangers, en constante intensification. « Le périmètre des secteurs sensibles s’est élargi ces dernières années, les seuils de notification ont été abaissés – le franchissement de 10 % des droits de vote peut désormais suffire lorsque l’investisseur n’est pas européen – et plus de la moitié des dossiers examinés font aujourd’hui l’objet de conditions. La protection de la souveraineté économique et industrielle est en effet un sujet crucial, d’autant plus dans le contexte géopolitique actuel », conclut-elle.