La lettre d'Option Droit & Affaires

DEALS

Tous les deals de la semaine

Publié le 26 novembre 2025 à 15h24

Pierre-Anthony Canovas    Temps de lecture 10 minutes

Private equity, fusions-acquisitions et droit général des affaires, suivez les grands dossiers de la semaine.

PRIVATE EQUITY

Jones Day et Arsene sur la coentreprise entre EDF Invest et Savills IM

EDF Invest, la branche d’investissement de l’énergéticien EDF, réalise un partenariat avec le Britannique Savills Investment Management (Savills IM) pour la mise en place d’une coentreprise résidentielle paneuropéenne de 600 millions d’euros, réalisée via l’acquisition d’une participation de 50 % dans Euro Living, la société du fonds European Living Fund (EULIV) de Savills IM. L’opération implique également l’intégration d’un portefeuille initial de 220 millions d’euros, composé d’actifs résidentiels existants situés en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne et en Suède. Le mois dernier, EDF Invest avait pris une participation de 49 % au capital du groupe propriétaire du retail park Espace Chanteraines à Gennevilliers et totalisant 23 000 mètres carrés (ODA du 22 octobre 2025). EDF est épaulé par Jones Day avec Jean-Gabriel Griboul, associé, Alexandre Heydel, counsel, Antoine Moulin et Manon Arpino, en corporate/M&A ; Erwan Le Douce-Bercot, associé, Juliette de la Gueronnière, en droit immobilier ; et Charlotte Breuvart, associée, Aubin Mistretta, en droit de la concurrence ; avec des équipes en Allemagne, en Espagne, et aux Pays-Bas, la coopération des cabinets SJL Jimenez Lunz, pour les aspects de droit luxembourgeois, et Snellman Advokatbyrå AB, pour les aspects de droit suédois ; ainsi que par Arsene avec Stéphanie Hamis, associée, Valentine Roulin et Baptiste Courtois, en droit fiscal. Savills Investment Management est accompagné par la firme britannique Travers Smith LLP, ainsi que le cabinet de la région du Benelux, Loyens, pour les aspects de droit luxembourgeois.

Quatre cabinets sur le rachat du centre d’affaires Paris Trocadéro

Le fonds américain Blackstone Real Estate a bouclé l’acquisition du centre d’affaires Paris Trocadéro pour un montant d’environ 700 millions d’euros. L’actif, d’une surface d’environ 41 000 m², est situé sur la place du Trocadéro, dans le XVIe arrondissement de Paris, l’un des emplacements les plus prestigieux et prisés de la capitale. A l’automne, la société américaine de gestion avait acheté environ 500 actifs industriels estimés à 2,3 milliards d’euros, dont 67 projets sécurisés en développement, auprès du groupe immobilier privé français Proudreed (ODA du 15 octobre 2025). Blackstone est assisté par De Pardieu Brocas Maffei avec Emmanuel Fatôme, associé, Anne-Charlotte d’Hotelans, counsel, Arthur Bosc, Angelica Dziedzic, Marion Lequien, Marie Millet, Théophile Robinne et Louise Xu, en droit de l’immobilier ; ainsi que par Darrois Villey Maillot Brochier avec Vincent Agulhon et Loïc Védie, associés, Pierre Dabin et Jean Tramond, en droit fiscal. Le cédant Union Investment est épaulé par CMS Francis Lefebvre avec Benjamin Bill, associé, en droit de l’immobilier ; ainsi que par Simmons & Simmons avec Chloë Nessim, associée, Leila Chikhi, en fiscalité.

Quatre cabinets sur l’acquisition de Zwart Techniek

Le fonds Seven2 prend une participation majoritaire, via son fonds Midmarket X, dans Zwart Techniek, groupe néerlandais dans la conception, l’installation et la maintenance de systèmes d’alimentation pour les data centers, les infrastructures stratégiques et les entreprises aux besoins énergétiques critiques, partout en Europe. Scheybeeck Investments et Beek Capital, actionnaires majoritaires depuis 2015, conserveront une participation minoritaire. La réalisation de l’opération demeure soumise notamment à l’obtention de feux verts réglementaires. Seven2 est conseillé par Weil, Gotshal & Manges avec Alexandre Duguay, associé, Alexandra Stoicescu, en corporate M&A ; par Arsene avec Denis Andres, associé, Hugo Keller, en droit fiscal ; par Borgen Tax sur les aspects fiscaux ; ainsi que par Stibbe sur les aspects juridiques néerlandais de l’opération. Scheybeeck Investments et Beek Capital sont assistées par Loyens & Loeff. Le management est accompagné par le cabinet néerlandais HVG.

Orrick et Goodwin sur la levée de fonds de Flexion Robotics

Flexion Robotics, start-up suisse fondée en 2024 et spécialisée dans l’intelligence artificielle (IA) pour la robotique, réalise un tour de table de 43 millions d’euros en série A auprès des fonds DST Global, NVentures – la branche de capital-risque de l’entreprise de puces électroniques Nvidia – mais aussi Redalpine, Prosus Ventures ainsi que Moonfire. Flexion Robotics est épaulée par Orrick avec Benjamin Cichostepski, associé, Johann Jabes et Baptiste Tanchoux, en private equity ; ainsi que par le cabinet helvète Pestalozzi Law. Nvidia est conseillée par le cabinet américain Cooley ainsi que la firme suisse Homburger. DST Global est accompagné par Goodwin Procter ainsi que par le cabinet suisse Walder Wyss.

Hogan Lovells et Valvet sur l’investissement dans GetVocal

GetVocal, start-up tricolore qui développe des agents hybrides humain-IA destinés à l’expérience client, réalise une levée de fonds de 26 millions de dollars (environ 22,5 millions d’euros), menée par le fonds de venture capital Creandum aux côtés d’Elaia et Speedinvest. Elle doit permettre à GetVocal d’accélérer le développement de sa plateforme d’expérience client IA agentique en Europe. Creandum est conseillé par Hogan Lovells avec Hélène Parent, associée, Pierre Blanchard, en corporate ; Etienne Barjol et Iris Accary, en propriété intellectuelle ; et Baptiste Camus, en droit social. GetVocal est épaulée par Valvet Avocats avec Antoine Fouter, associé, en private equity.

Quatre cabinets sur la prise de participation majoritaire dans Methal

La société de gestion indépendante Arcole prend le contrôle de Methal – issue du carve-out de dix sites industriels français et qui propose des solutions sur mesure pour des secteurs variés – auprès du groupe anglais Bodycote. L’opération est réalisée aux côtés de Benalu-Legras en tant que co-investisseur. Arcole est conseillée par Goodwin Procter avec Thomas Dupont-Sentilles, associé, Benhouda Derradji, counsel, Alex Lecoeur, en corporate ; Charles-Henri de Gouvion Saint Cyr, associé, en droit fiscal ; et Adrien Paturaud, associé, Marie Mognolle et Vincent Alexia, en financement ; ainsi que par Jasper Avocats avec Marie-Alice Jourde, associée, en droit social. Bodycote est accompagné par Delsol avec Emmanuel Kaeppelin, associé, Caroline Da Lage, counsel, Cyprien Delorme, en corporate ; Jean-François Defudes, associé, Livia Salvagno-Gaslain, en droit fiscal ; et Delphine Bretagnolle, associée, Jessica Neufville, counsel, en droit social. Les banques sont soutenues par Agilys Avocats avec Frédéricque Milotic, associée, Rabah Meddour, en banque-finance.

Trois cabinets sur le tour de table de HyPrSpace

HyPrSpace, start-up bordelaise spécialisée dans le secteur du New Space, et qui conçoit et développe un mini-lanceur à propulsion hybride, lève 21 millions d’euros lors d’une série menée par le fonds Red River West. Le tour est réalisé aux côtés de Deeptech 2030, issu du programme France 2023 piloté par Bpifrance ainsi que des fonds SPI, Expansion Ventures, NACO, Audacia et Syian Investment Ltd, et vise notamment à accélérer le développement et l’industrialisation de ses moteurs à propulsion hybride destinés au secteur spatial et à la défense. Red River West est épaulé par Hogan Lovells avec Hélène Parent, associée, Gautier Valdiguié et Romane Da Cunha, en corporate. Expansion Ventures est soutenu par Goodwin Procter avec Anne-Charlotte Rivière, associée, Johann Gandilhon et Valentine Nuaud, en corporate. HyPrSpace est accompagnée par UGGC Avocats avec Ali Bougrine, associé, Laura Malach, counsel, Victor Arnould, en private equity.

Quatre cabinets sur l’acquisition d’Akio

Odigo, groupe spécialisé dans les solutions de Contact Center as a Service (CCaaS), dont l’actionnaire majoritaire est le fonds Seven2, rachète Akio, un éditeur dans ces solutions. Odigo et Seven2 sont épaulés par Veil Jourde avec Gabriel d’Amécourt, associé, Clara Muhar et Romy Kaadi, sur les aspects corporate et contractuels et, pour les audits préalables, avec Benoît Gréteau, associé, Charlotte Martinez, en fiscal ; Nicolas Brault, associé, Flore Canal, en propriété intellectuelle ; Pauline Larroque-Daran, associée, Chloé Noyon, en droit social ; par Weil, Gotshal & Manges avec Alexandre Duguay, associé, Nicolas Mayol et Floriane Egraz, en corporate ; ainsi que par Arsene avec Denis Andres, associé, Hugo Tolédano et Marine Potier, en droit fiscal. Akio est assisté par Blanchin Avocat avec Jean-Christophe Blanchin, associé, en corporate M&A.

FUSIONS-ACQUISITIONS

De Pardieu et Racine sur la reprise de nke Group

Satlink, acteur espagnol spécialiste des solutions technologiques pour l’océan, fait l’acquisition de nke Group, société qui conçoit, fabrique et commercialise des instruments destinés à la mesure et à la surveillance de la qualité de l’eau des milieux aquatiques, ainsi que des instruments de navigation. Satlink est épaulé par De Pardieu Brocas Maffei avec Cédric Chanas et Mathieu Rétiveau, associés, en corporate. Les vendeurs sont conseillés par Racine avec Clémence Baron, associée, Margaux Dechanet, en corporate ; Alan Sournac, associé, en droit fiscal.

DROIT GÉNÉRAL DES AFFAIRES

White & Case et HSF Kramer sur le crédit syndiqué de Rubis Energie

Rubis Energie, filiale du groupe Rubis spécialisée dans la distribution d’énergie et de bitume, a obtenu la mise en place d’un crédit syndiqué inaugural d’un montant total de 1,1 milliard d’euros, destiné au refinancement d’une partie de sa dette existante et au financement de ses activités. Le contrat de crédits syndiqués a été conclu avec un pool bancaire international composé de 11 établissements issus de huit groupes bancaires. Rubis Energie est conseillé par White & Case avec Samir Berlat, associé, Rafael Galvez, en financement. Les banques sont épaulées par Herbert Smith Freehills Kramer avec Laure Bonin, associée, Augustin Brulon, en finance ; et Bruno Knadjian, associé, Alexandre Tardif, en fiscalité.

Clifford Chance et CMS sur l’émission inaugurale d’European Defence Bonds de Bpifrance

Bpifrance a lancé mi-novembre sa première émission d’European Defence Bonds d’un montant total d’un milliard d’euros, arrivant à échéance fin 2030. Celle-ci fait suite à la publication, en juillet 2025, de l’initiative Bpifrance European Defence Bond Framework, laquelle s’inscrit dans un contexte de renforcement du soutien de Bpifrance aux entreprises stratégiques françaises du secteur de la défense. L’émission est éligible au European Defence Bond Label de Euronext. Bpifrance est épaulé par Clifford Chance avec Jonathan Lewis, associé, Sophie Guilhem-Ducléon, counsel, Jessica Hadid et Mathilde Drilleau, en financement. Les banques sont accompagnées par CMS Francis Lefebvre avec Rosetta Ferrère, associée, Myriam Issad, counsel, Pierre Maunaud, en banque-finance.

Mayer Brown et Proskauer sur le financement obtenu par Funecap

Funecap, acteur des infrastructures et services funéraires, obtient un financement obligataire senior de deux milliards d’euros du gestionnaire mondial d’actifs alternatifs ICG, en qualité d’arrangeur et de souscripteur principal. Le produit des obligations émises à la date de closing a été affecté, notamment, au refinancement des obligations en circulation. Funecap avait réorganisé son capital il y a deux ans à l’occasion du réinvestissement de l’ensemble des actionnaires aux côtés des fondateurs Thierry Gisserot et Xavier Thoumieux et du management et de l’apport de financements supplémentaires par ICG (ODA du 03 mai 2023). ICG est épaulé par Mayer Brown avec Alain Levy, associé, David Puzenat, counsel, Valentine Andaloro et Mathieu Lebourgeois, en banque-finance. Funecap est conseillé par Proskauer Rose avec Maud Manon, associée, Pierre Tardivo, counsel, Antoine Cottin, en financement.


La lettre d'Option Droit & Affaires

Evaluer la performance en entreprise : l’optimisme, l’honnêteté et le bon sens peuvent-ils compter ?

DLA Piper    Temps de lecture 8 minutes

La Cour de cassation, dans son arrêt du 15 octobre 2025, s’est prononcée sur la possibilité d’intégrer des critères comportementaux dans l’évaluation des salariés. Si l’employeur dispose d’un pouvoir d’appréciation, celui-ci doit s’exercer au travers de critères objectifs et pertinents. Or, des notions subjectives telles que l’optimisme, l’honnêteté ou le bon sens ne répondent pas à ces exigences en l’absence d’indicateurs mesurables. Peuvent-elles par ailleurs induire des discriminations notamment à l’occasion de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), lorsqu’il s’agit d’apprécier les qualités professionnelles comme l’un des critères d’ordre des licenciements économiques ?

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