L’arrivée de Pauline Robin permet à D&A Partners, spécialisé notamment dans la blockchain et les fintechs, de renforcer son département Regulatory, piloté par Daniel Arroche. La nouvelle associée, passée par CMS Francis Lefebvre Avocats et A&O Shearman, apporte son expertise dans le secteur bancaire et financier.
Trois ans après son lancement, D&A Partners, basé à Paris, Marseille et Nice-Sophia Antipolis, poursuit son développement. Le cabinet en droit des affaires appliqué aux technologies émergentes, en particulier dans la blockchain et les fintechs, recrute Pauline Robin en tant qu’associée en regulatory bancaire. L’avocate vient renforcer le pôle piloté par Daniel Arroche, spécialisé dans les crypto-actifs. « Au sein du département regulatory, il nous manquait une expertise plus traditionnelle en matière bancaire, services de paiement et fonds d’investissement, explique Daniel Arroche. On observe aujourd’hui deux mouvements parallèles : d’un côté, les acteurs de la cryptomonnaie qui veulent entrer dans le monde bancaire et des services de paiement, en allant chercher des statuts d’établissement de monnaie électronique ou de prestataire de services de paiement ; de l’autre, des acteurs bancaires traditionnels qui désirent mettre un pied dans la crypto, en obtenant des agréments de prestataires de services sur crypto-actifs, par exemple. » Sa nouvelle associée spécialisée dans le droit bancaire et financier réglementaire ajoute : « L’écosystème est désormais plus mature : on voit apparaître des plateformes de trading crypto, des fonds qui investissent depuis plusieurs années dans les cryptomonnaies, et même certains qui choisissent de “tokeniser” une part croissante de leurs actifs ». Pauline Robin conseille entrepreneurs, sociétés innovantes et institutions financières dans les secteurs des services financiers (bancaire, monnaie électronique, gestion d’actifs, etc.) sur le cadre réglementaire applicable et les accompagne auprès des autorités de supervision. L’avocate a d’abord exercé in house chez Caceis Bank (2014-2016), puis au sein des cabinets CMS Francis Lefebvre Avocats (2017-2019) et A&O Shearman (2019-2025). Elle a participé à différents groupes de place, notamment ceux en lien avec la révision de la directive Services de paiement 2 et le règlement MiCA au sein du Haut Comité Juridique de la Place financière (HCJP) de Paris. « Les fintechs doivent composer avec une multitude de réglementations à mettre en œuvre. Avant de lancer un produit, il faut vérifier tous les régimes applicables et les statuts possibles. Quant aux acteurs traditionnels, ils doivent souvent rattraper leur retard sur les fintechs, qui gardent généralement une longueur d’avance », indique la diplômée de l’Institut d’administration des entreprises de Paris (IAE Paris) – Sorbonne Business School. « Les futures réglementations, qu’il s’agisse de la nouvelle législation sur la lutte contre le blanchiment, qui entrera en vigueur l’an prochain, ou encore du package révision services de paiement (DSP3), vont avoir un impact direct sur le secteur bancaire et financier, notamment en matière de cryptomonnaies. » Et d’autres textes devraient suivre. « Un mouvement majeur en plein essor, c’est celui de la finance décentralisée, la “DeFi” ou finance on-chain, qui permet par exemple de faire des prêts ou des emprunts crypto directement sur une blockchain, de manière décentralisée. Ce marché représente déjà des centaines de milliards en volumes, indique Daniel Arroche. Aujourd’hui, la DeFi reste largement non régulée : c’est l’un des derniers bastions où l’innovation progresse à toute vitesse. Mais le règlement MiCA prévoit déjà des discussions dans le cadre de MiCA 2 pour encadrer la finance décentralisée. »