Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur en 1999 de la Convention sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers, l’OCDE a réalisé une étude des 427 affaires remontées via les points de contact nationaux. Si certaines données ne surprendront personne – notamment les montants en jeu et les mécaniques utilisées – d’autres, plus rares, permettent de déconstruire certains mythes bien commodes. Mettant tous les acteurs, publics comme privés, sous tension, ce travail devrait être suivi d’autres, permettant d’affiner avec davantage de précision encore la connaissance des pratiques corruptives.
Reconnaissons-le dès le départ : le travail accompli par l’OCDE a le mérite de donner corps à un sujet jusqu’ici caractérisé par certains a priori et dont le traitement est souvent victime de nombreux raccourcis. Le rapport donne à voir toutes les données agrégées dont l’organisation internationale...