Discriminations, harcèlement, enquêtes internes… Le 16 Law élargit son offre en intégrant une expertise en contentieux social, portée par Aurélie Fournier (ex-Peltier Juvigny Marpeau & Associés), et affirme son positionnement de cabinet dédié à la gestion des litiges complexes et situations de crise.
Structurer une offre globale en contentieux des affaires : tel est l’objectif poursuivi par Le 16 Law à travers sa stratégie de croissance externe et l’arrivée ce début d’année d’Aurélie Fournier. Cette spécialiste du contentieux social, qui est accompagnée de son équipe composée de Cindy Souffrin, counsel, Inès Gorse et Marion Lockhart, collaboratrices, est à la manœuvre du lancement d’une nouvelle pratique. « Nous faisions face à une demande croissante pour un accompagnement en droit social, en particulier dans des situations à forts enjeux mêlant contentieux, gouvernance et gestion de crise, dans un contexte de difficultés des entreprises, explique Samuel Sauphanor, associé et co-fondateur en 2017 avec Jean-Luc Larribau et Alexandra Szekely, tous anciens de Freshfields (ODA du 15 mars 2017). Notre clientèle d’institutionnels et de cadres dirigeants est de plus en plus confrontée à des dossiers sensibles – révocations de dirigeants, enquêtes internes, etc. – pour lesquels disposer d’une expertise sociale intégrée devenait stratégique. » En particulier dans les secteurs de la banque et de la finance, Aurélie Fournier a développé une pratique avec une dominante en matière de discrimination, de harcèlement et de risques psychosociaux, où les enjeux humains et réputationnels sont centraux. « Les contentieux de discrimination et de harcèlement se sont alourdis et systématisés, avec un recours accru aux enquêtes internes. La loi Waserman a renforcé ces enjeux, en créant de fortes synergies entre droit social et compliance, note la titulaire d’un DEA droit européen de l’université de Strasbourg, ex-associée chez Dentons et Peltier Juvigny Marpeau & Associés. Nous voyons également une montée en puissance des procédures fondées sur l’article 145 du Code de procédure civile, notamment pour obtenir la communication de rapports d’enquête. Ces dossiers soulèvent des questions nouvelles, liées à l’anonymisation, aux droits d’accès ou encore à l’articulation avec les exigences de la Cnil. » Une activité qui s’inscrit dans le positionnement historique du 16 Law. « Dans le contexte économique actuel, les conflits se multiplient et les entreprises ont besoin d’une approche transversale. Un contentieux social peut très vite avoir des répercussions en matière commerciale, pénale ou de compliance, souligne la nouvelle associée. L’intérêt d’un cabinet comme Le 16 Law est précisément de pouvoir construire une stratégie globale, avec une grande agilité. » Tout en revendiquant son modèle de boutique dédiée au contentieux des affaires, Le 16 Law poursuit le développement de ses verticales. Le cabinet, qui compte désormais 32 avocats et juristes dont neuf associés, a notamment renforcé en octobre 2025 sa pratique d’arbitrage international avec l’arrivée de Gabriele Ruscalla. « Nous souhaitons rester un cabinet indépendant, centré sur la résolution des conflits et des situations de crise. C’est dans cette logique que nous avons engagé une stratégie de croissance externe ciblée », souligne Samuel Sauphanor. Et l’avocat de conclure sur les perspectives : « Nous avons vocation à encore consolider nos pratiques existantes, notamment en matière d’enquêtes internes et de compliance, tout en explorant des expertises plus spécifiques, comme le contentieux fiscal, en forte interaction avec le pénal des affaires. »