Décidément, le mercato bât son plein dans le milieu du restructuring.
Alors que McDermott a officialisé l’arrivée de Timothée Gagnepain dans ses rangs, Ashurst s’apprête à accueillir un autre spécialiste des entreprises en difficulté en la personne de Noam Ankri. Ce dernier devrait d’ailleurs être accompagné d’une équipe. Il faut dire que le cabinet anglais se trouvait démuni dans cette matière depuis le départ, l’automne dernier, de Jean-Pierre Farges, Eric Bouffard, et Pierre-Emmanuel Fender pour Gibson Dunn.
Noam Ankri, qui exerçait depuis 2013 au sein de DLA Piper, sera donc chargé de reconstruire la pratique. Il conseille principalement des fonds, des hedge funds et des créanciers lors de procédures amiables ou collectives ainsi que lors des renégociations de dette. Il épaule également des investisseurs dans leurs opérations de rachat d’entreprises en difficulté. Récemment, il est notamment intervenu aux côtés des créanciers obligataires lors de la restructuration du groupe parapétrolier CGG, et a épaulé un candidat italien dans le cadre de la présentation d’offres de reprise d’Ascométal. Bénéficiant aussi d’une expertise corporate, il intervient par ailleurs aux côtés de fonds et d’industriels pour les accompagner dans leurs acquisitions. Dernièrement, il a par exemple assisté Sun European Partners lors du LBO de C&K Holdings, un fabricant d’interrupteurs et de produits électroniques.
Titulaire d’une Maîtrise de droit des affaires (université Paris X, 1998) et d’un DESS de droit des affaires (université Paris IX, 1999), Noam Ankri commence sa carrière au sein des équipes corporate de Willkie Farr & Gallagher, à Paris puis à New York. Il s’initie au private equity puis étend sa pratique au restructuring. En 2006, il rejoint le bureau parisien de l’américain Fried Frank, où il rencontre David Chijner. Sept ans plus tard, les deux hommes quittent le cabinet pour DLA Piper, renforçant alors l’équipe de Pierre-Alain Bouhenic. D’abord basé à Paris, Noam Ankri était détaché au bureau londonien depuis 2015.