Ces dernières années, les cabinets d’avocats sont de plus en plus nombreux à imaginer de nouvelles initiatives pour attirer petites et grosses start-up dans leur portefeuille de clients. Parmi les concepts innovants, le concours organisé par DS Avocats permettant de remporter un accompagnement juridique de plusieurs milliers d’euros.
Pour la deuxième année consécutive, DS Avocats a récompensé trois start-up dans le cadre de «We Law You», son concours dédié. Les lauréats sont Altaroad, Wingly et Mathrix. Bernard Tézé, associé de DS Avocats, accompagne Emeric de Waziers, premier prix du concours et fondateur de Wingly, une plateforme dédiée à l’aviation privée.
En quoi consiste le concours We Law You ?
Bernard Tézé : We Law You a été créé il y a deux ans. Il récompense annuellement trois start-up lauréates du concours, sélectionnées par un jury composé de professionnels de l’écosystème des start-up et de l’innovation en France et à l’international (startupers, fonds, incubateurs…). Les trois lauréates remportent un accompagnement d’une valeur de 15 000 euros pour le premier prix, 10 000 euros pour le deuxième et 5 000 pour le troisième. Tous les participants ont par ailleurs droit à deux heures de conseil gratuit avec l’avocat de leur choix. Wingly, la medaille d’argent de cette année nous a ainsi naturellement choisi dans le cadre de son accompagnement
Quel est le concept de Wingly ?
Emeric de Waziers : Wingly est une plateforme de mise en relation entre les pilotes et les passagers. Cela peut aller d’un simple vol de loisir, dans le but de découvrir une région ou une ville vue du ciel, par exemple, à un trajet aller-retour entre deux villes.
Que regardez-vous chez les start-up candidates ?
Bernard Tézé : Nous portons beaucoup d’attention au caractère innovant du projet qui nous est présenté, à la qualité entrepreneuriale, mais aussi à la personnalité de l’équipe, qui est un critère important. L’originalité de l’offre doit aussi retenir notre attention, son business model et, bien sûr, son potentiel de développement. Mais, on ne peut pas dire qu’il y ait vraiment des critères, cela peut varier d’un candidat à un autre et, parfois, il y a de bonnes surprises : des start-up qui sur le papier ne retenaient pas notre attention peuvent finalement être lauréates… Tout le monde peut avoir sa chance.
Avez-vous retrouvé ces qualités chez les lauréats ?
Bernard Tézé : Absolument ! C’est notamment la personnalité du cofondateur, Emeric de Waziers, qui a particulièrement retenu l’attention du jury. Lorsqu’il nous a fait sa présentation, nous avons perçu un grand professionnalisme et une force de conviction peu commune. Wingly est une start-up déjà bien développée, qui parle à tout le monde, une sorte de BlaBlaCar de l’aviation privée. J’ai trouvé son projet convaincant, autant que sa personnalité, et j’ai senti en lui quelqu’un de solide et de fiable, ce qui promet un bel avenir pour Wingly.
En quoi cet accompagnement juridique est-il intéressant, tant pour le cabinet que pour les start-up ?
Bernard Tézé : Ce qui est intéressant, c’est d’être en prise avec l’écosystème des start-up. Contrairement aux idées reçues, les start-up sont des clients qui paient correctement leurs conseils lorsqu’ils lèvent des fonds. Par ailleurs, c’est une très bonne école pour nous, une école de l’efficacité. Les startupers sont très compétents sur certains points très précis, comme les levées de fonds par exemple et il faut être encore plus pointus qu’eux. Il faut aussi se montrer très efficaces, pragmatiques et travailler à l’économie. Sur d’autres points, ils recherchent une vue plus vaste des questions et des risques juridiques tout en restant pragramatique. Nous épaulons de plus en plus sur la partie internationale, qui est un marché très intéressant pour leur « scalability » sur lequel il est nécessaire, pour eux, de se positionner. Il s’agit aussi pour nous de se remettre un peu en question, en nous confrontant à des modèles jeunes et dynamiques. In fine, cela nous permet également de rentrer en contact avec des legal tech, ou des reg tech. Bien sûr, c’est aussi un projet fédérateur en interne pour notre cabinet, puisque nous associons et impliquons tous les départements.
Emeric de Waziers : Le droit recouvre énormément de facettes, et en tant que startupers, nous n’en connaissons pas tous les contours. Bénéficier d’un accompagnement nous permet notamment de déverrouiller certains problèmes que nous pouvons rencontrer et qui peuvent nous bloquer dans notre évolution. Les questions juridiques peuvent être bloquantes et, lorsque l’on débute, on n’a pas forcément les moyens de financer un bon accompagnement auprès d’un cabinet spécialisé. Par ailleurs, DS Avocats a une présence internationale forte, et nous souhaitons justement nous développer à l’international. Etre adossé à un cabinet de référence est toujours une bonne chose.