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L’ÉVÉNEMENT

Georgie Courtois chez Simmons & Simmons : cap sur l’IA et les contentieux IT

Publié le 18 juin 2025 à 14h56

Sahra Saoudi    Temps de lecture 3 minutes

Nouveau visage de la tech chez Simmons & Simmons, Georgie Courtois arrive avec deux collaboratrices en provenance de De Gaulle Fleurance. Objectif : positionner le cabinet sur les enjeux de l’intelligence artificielle, des données et de la régulation digitale.

Georgie Courtois

« J’aime la technologie pour la technologie, revendique l’avocat Georgie Courtois. Je suis “tombé dans l’informatique” quand j’étais petit, en ayant mon propre ordinateur et en commençant à coder. Cela me permet de parler facilement à des développeurs et à des techniciens. Je sais comment fonctionnent un réseau et un logiciel. » Un profil de « geek » qui a séduit Simmons & Simmons pour renforcer la brique IT du bureau parisien, après le départ d’Eric Le Quellenec pour Flichy Grangé (ODA du 2 avril 2025), et travailler aux côtés de l’associée Sarah Bailey, qui gère la pratique IP. « Si mon périmètre d’activité est assez large – l’IP-IT –, j’oriente mon développement vers les nouvelles technologies. J’ai une casquette à la fois contentieuse – qui représente 60 % de mon activité – et conseil – pour 40 %, détaille Georgie Courtois, d’où son rattachement au département Contentieux piloté par Jean-Antoine Robert, également managing partner. J’accompagne des clients sur des contentieux liés à l’informatique et aux technologies, à la lutte contre le piratage (contrefaçon de logiciels, contrefaçon audiovisuelle sur Internet), à la cybersécurité ainsi qu’aux données personnelles. Je peux également les conseiller en droit des marques, droit de la publicité, ou encore en rédaction de contrats IP et IT. » Après 20 ans chez De Gaulle Fleurance, dont dix ans en tant qu’associé, Georgie Courtois était désireux de rejoindre un cabinet international pour accompagner son activité impactée par des évolutions majeures. « Je souhaite apporter au bureau parisien une capacité de développement sur des sujets innovants autour de l’intelligence artificielle, de la blockchain ou des cryptoactifs, tout en m’appuyant sur des synergies avec d’autres implantations du cabinet, notamment à Londres, en Allemagne et en Italie », explique celui qui est titulaire d’un DESS droit du numérique et des nouvelles techniques de l’université Paris XI-Jean Monnet, et qui conseille un large éventail de clients (plateformes de streaming, portefeuilles de cryptomonnaies, logiciels, etc.). L’intelligence artificielle (IA) est en effet le grand défi juridique de sa pratique, alors que l’IA Act du 13 juin 2024 entre en vigueur selon un calendrier progressif. « Comment allons-nous accompagner nos clients sur les problématiques d’IA à la fois en termes de création de contenu, de responsabilité, d’évolution de leur société ? Et comment nous-mêmes, en tant qu’avocats, allons-nous transformer notre pratique grâce à l’utilisation de l’IA ? s’interroge le 29e associé de Simmons & Simmons dans la capitale française. L’intégration de la réglementation de l’IA Act est en particulier un sujet important, notamment le besoin de cartographier les systèmes d’intelligence artificielle au sein des organisations, puis de cartographier les risques associés. » Pour répondre aux problématiques liées aux technologies innovantes, à la régulation du numérique et au contentieux en propriété intellectuelle, Georgie Courtois sera secondé par ses deux collaboratrices, Victoria Quirin et Camille Saunier.


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Sahra Saoudi    Temps de lecture 4 minutes

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