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ÉVÉNEMENT

Proskauer confie la création de son département Tax à Gwenaël Kropfinger

Publié le 19 février 2025 à 15h23

Sahra Saoudi    Temps de lecture 3 minutes

Avec l’arrivée de Gwenaël Kropfinger aux commandes d’un département dédié à la fiscalité, Proskauer poursuit la stratégie de renforcement de l’activité transactionnelle de la firme américaine à Paris. Le nouvel associé, passé par Addleshaw Goddard et DLA Piper notamment, est spécialisé sur le segment private equity.

Gwenaël Kropfinger

Proskauer continue de faire grossir ses rangs dans la capitale française, portant ainsi à plus d’une quarantaine d’avocats son effectif, dont une dizaine d’associés. En ce début d’année, la firme de New York se positionne sur la pratique tax avec le recrutement de Gwenaël Kropfinger, qui a officié précédemment chez Addleshaw Goddard (2022-2025), DLA Piper (2018-2023), Reed Smith (2017-2018), et King & Wood Mallesons (2006-2017). Le nouvel associé, spécialiste du private equity, va mettre en place un département dédié, avec « l’idée de développer les synergies entre la fiscalité pour les fonds et la fiscalité transactionnelle » afin de « servir les deux pôles forts de l’activité de Proskauer, à savoir le M&A et la création de fonds ». Gwenaël Kropfinger, diplômé d’un master 2 droit des affaires et fiscalité d’HEC et de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, intervient en effet tant dans la structuration fiscale des fonds d’investissement que dans l’accompagnement de ces derniers lors de leurs opérations transactionnelles, c’est-à-dire de leurs acquisitions de sociétés dans le secteur du capital-investissement. « Cette double expertise me permet d’intégrer à la fois les contraintes fiscales des fonds et celles des équipes de gestion lors de la structuration des transactions, tout en ayant une compréhension des enjeux liés à la structuration des investissements », explique celui qui travaille avec des fonds tels que Carlyle, Ardian, ou encore Blackfin. Chez Proskauer, Gwenaël Kropfinger – qui est accompagné de Maxime Dussartre, collaborateur – n’arrive pas en terrain inconnu. Il retrouve notamment Agnès Rossi, spécialiste de la structuration de fonds recrutée fin 2024, rencontrée chez SJ Berwin (devenu par la suite King & Wood Mallesons), ou encore Xavier Norlain, Jérémy Scemama, Maud Manon et Matthieu Lampel, quatuor d’associés en corporate arrivé en 2023, passé comme lui par DLA Piper. Ces derniers pourront compter sur la nouvelle recrue du cabinet pour accompagner leurs clients fonds d’investissement et fondateurs sur les problématiques mouvantes liées à l’intéressement des managers. « Le régime légal des management packages est au cœur d’une actualité brûlante en matière de private equity. Le marché aspirait depuis longtemps à la mise en place d’un régime légal permettant de sécuriser le régime fiscal et social des management packages, un peu sur le modèle du régime du carried interest pour les managers des fonds d’investissement. C’est chose faite avec la loi de finances pour 2025, indique Gwenaël Kropfinger. Jusqu’à présent, la France était l’un des seuls pays où il y avait une telle incertitude sur le traitement des gains qui seraient réalisés par les managers et les fondateurs. L’Angleterre, les Pays-Bas, ou encore l’Italie ont des régimes légaux ou quasi légaux offrant aux acteurs du private equity une sécurité (en la matière). L’incertitude, de manière plus générale du système fiscal tricolore, constitue un frein important pour le marché du capital-investissement en France. » Une réforme qui pourrait redonner un peu de dynamisme à un marché du private equity moins flamboyant ces derniers mois.


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Sahra Saoudi    Temps de lecture 4 minutes

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