La lettre d'Option Droit & Affaires

L’ÉVÉNEMENT

Ashurst : déménagement et nouvelles pratiques au programme de Noam Ankri

Publié le 23 avril 2025 à 16h08

Sahra Saoudi    Temps de lecture 3 minutes

Six ans après avoir rejoint Ashurst, Noam Ankri prend les manettes de l’implantation parisienne. Le nouveau managing partner, passé par DLA Piper et Willkie Farr & Gallagher, devra piloter l’arrivée du cabinet dans de nouveaux locaux en 2026, tout en faisant grossir significativement ses effectifs, en particulier en arbitrage et en IP/IT.

Noam Ankri

Ashurst veut offrir un nouvel écrin à sa présence dans la capitale française. Exit le 18, Square Edouard VII (9e), direction le 185 rue Saint-Honoré (1er), sous la houlette de Noam Ankri. « S’il n’y a pas de retard, nous devrions emménager dans ces locaux d’ici un an. L’ensemble immobilier est plus moderne, en cohérence avec les nouvelles façons de travailler, et répond à des critères ESG plus exigeants, explique celui qui prendra les fonctions de managing partner à compter du 1er mai. L’associé continue donc son ascension au sein de la firme anglaise à Paris, rejoint en 2018, dont il est également responsable de la pratique restructuring et co-responsable de l’équipe M&A. Un parcours sans faute pour l’avocat de 49 ans, après avoir officié chez DLA Piper à Londres (2013-2018), chez Fried Frank Harris Shriver & Jacobson (2006-2013) et chez Willkie Farr & Gallagher entre New York et Paris (2001-2006). Si Ashurst est d’abord axé sur le transactionnel, historiquement très private equity, le bureau parisien – ouvert en 1990 – a voulu se réinventer ces dernières années, notamment sous l’impulsion de Philippe None, co-fondateur du département Immobilier et managing partner durant la dernière décennie. Noam Ankri veut s’inscrire dans cette logique de croissance à la fois interne et externe. « Nous projetons d’atteindre une centaine d’avocats d’ici deux ans, contre 80 actuellement (dont 21 associés), détaille-t-il. Nous sommes présents sur une quinzaine d’expertises. Certaines de nos pratiques méritent d’être étoffées. L’arbitrage enregistre, par exemple, une forte demande de la part de nos clients. Nous sommes donc ouverts à le renforcer avec un recrutement, aux côtés de notre associée Emmanuelle Cabrol. Nous envisageons par ailleurs de nous positionner en IP/IT, segment d’activité qui prend de plus en plus de place dans les opérations M&A, ainsi qu’en matière de structuration de fonds. » Et le diplômé d’un DESS droit des affaires de l’université Paris Dauphine, qui s’est illustré sur des dossiers tels que la restructuration financière d’Atos (ODA du 8 janvier 2025) ou celle de Solocal (ODA du 24 avril 2024), d’ajouter : « Dans un contexte économique mouvant, marqué notamment par les modifications récentes des tarifs douaniers, les défis juridiques de nos clients sont nombreux. Les investisseurs, et les sociétés en général, redoutent par-dessus tout l’absence de visibilité, bien plus que la montée ou la baisse des marchés, car cela crée un environnement trop volatil. Des opérations peuvent en être directement impactées, certains investisseurs mettant le pied sur le frein dans ce contexte. Le transactionnel fait parfois des “stop-and-go”. D’autres pratiques s’en trouvent beaucoup plus sollicitées, comme le regulatory ou le restructuring. » Une stratégie offensive qui devra se conjuguer avec un maintien de la rentabilité. « Le chiffre d’affaires est réalisé à parts égales entre l’Angleterre, la zone Asie-Pacifique et l’Europe continentale ce qui permet de créer un juste équilibre dans la gouvernance et une véritable dynamique de collaboration entre les régions, assure Noam Ankri. Nous avons une façon indépendante de fonctionner tout en étant complètement intégrés et en partageant des dossiers dans le réseau. »


La lettre d'Option Droit & Affaires

Toutes les nominations

Sahra Saoudi    Temps de lecture 5 minutes

Associés des cabinets d’avocats, directeurs juridiques, conseillers financiers, suivez les mouvements des grands acteurs de la communauté.

Lire l'article

Chargement…