Private equity, fusions-acquisitions et droit général des affaires, suivez les grands dossiers de la semaine.
Private equity
Fairlight et Vaughan sur la levée de fonds de Klokers
Klokers, cofondée par Nicolas Boutherin et Richard Piras, annonce un tour de table de 2 millions d’euros auprès du fonds Entrepreneurs Factory, de Crédit Agricole Alpes Développement, de Bpifrance et de plusieurs investisseurs privés. Cette levée de fonds intervient après avoir récolté plus de 600 000 euros via la plateforme de financement participatif Kickstarter. Créée en 2013, la start-up est spécialisée dans la conception de montres originales et d’accessoires. Basée en Haute-Savoie, elle emploie treize personnes, dont neuf en France. Fairlight a représenté les fondateurs et Klokers, avec Stéphane Pujol, associé. Vaughan Avocats conseille Entrepreneurs Factory avec Antoine Denis-Bertin, associé, et Clément Tavenard en fusions & acquisitions.
Orrick, Jones Day et Bonna Auzas sur la levée de Pitchy
Pitchy boucle un tour de table 3 millions d’euros auprès de Seventure et Bpifrance, via le Fonds Ambition Numérique, partenaire historique de Pitchy. Un financement de 1 million d’euros empruntés à un pool bancaire vient compléter cette somme. La start-up française n’en est pas à son premier tour de table : elle en avait déjà effectué deux à sa création en 2013. Cofondée par Lionel et Benjamin Chouraqui, elle propose d’aider à la réalisation de vidéos destinées aux entreprises, notamment aux autoentrepreneurs, start-up et PME. Pour ce faire, elle met à disposition une plateforme SaaS, qui propose des modèles préformatés de vidéos. Ce système permet de faciliter la réalisation tout en réduisant les frais de production. Pitchy exerce auprès de clients issus de secteurs très variés : assurances, industries, services, immobilier, formation au retail, etc. Orrick a conseillé Pitchy avec Benjamin Cichostepski, associé, et Agnieszka Opalach. Les investisseurs étaient représentés par Jones Day, avec Charles Gavoty, associé, Alexandre Wibaux, Patricia Jimeno et Isabelle Vittman-Cohen en corporate. Bonna Auzas Avocats a mené l’audit juridique avec Sigmund Briant, associé, Emmanuel Guyot et Jean Cagne.
Quatre cabinets sur le LBO d’Ellisphere
Le fonds AnaCap, annonce l’acquisition d’Ellisphere auprès de Natixis. Ellisphere sécurise les prises de décision des acteurs économiques, entreprises et financeurs, en leur délivrant de l’information économique et financière sur leurs partenaires commerciaux. La société propose ainsi un panel de solutions dites décisionnelles, conçues pour aider les entreprises à se développer, tout en maîtrisant leurs risques clients et fournisseurs. Employant 300 personnes sur huit sites en France, le groupe réalise plus de 46 millions d’euros de chiffre d’affaires. Norton Rose Fulbright a accompagné AnaCap avec, à Paris, Bénédicte Denis, associée, et Marie-Adélaïde de Fleurieu en corporate, Antoine Colonna d’Istria, associé, en droit fiscal et Janet Butterworth, associée, en financement. STC Partners a également assisté Anacap dans la structuration fiscale et juridique de l’opération avec Bertrand Araud, associé, en fiscal et Delphine Bariani, associée, en corporate. Racine a conseillé le management d’Ellisphere avec Xavier Rollet, associé, Valérie Gin, counsel, sur les aspects fiscaux et Jean-Christophe Beaury, associé, sur les aspects juridiques. De Pardieu Brocas Maffei a conseillé Natixis avec Guillaume Touttée, associé, et Raphaëlle de Gabrielli en corporate, ainsi qu’Alexandre Blestel, associé, en fiscal.
Fusions-acquisitions
Jeantet sur l’acquisition de Swipha par Biogaran
Biogaran, laboratoire pharmaceutique français spécialisé dans les médicaments génériques et biosimilaires, a acquis Swipha, une entreprise nigériane de production et distribution de médicaments. Cette acquisition constitue un tremplin pour l’internationalisation de la filiale du groupe Servier via le Nigeria. Agréé par l’OMS en 2014, Swipha a un portefeuille orienté autour de trois axes : antipaludéens, antibiotiques, anxiolytiques et tranquillisants. Elle emploie aujourd’hui 300 personnes. Au-delà de son unité de production, l’entreprise possède aussi un réseau de distribution étendu, couvrant la plus grande partie du Nigeria. Jeantet a conseillé Biogaran avec François d’Ornano, associé, et Anna-Maria Veres. Le cabinet nigérian ACAS-Law est aussi intervenu sur l’opération, ainsi que le bureau néerlandais de Loyens & Loeff.
KGA et AM Juris sur le rachat de Franchi par Masci
Le groupe Masci, spécialisé dans l’application de peinture industrielle, des revêtements techniques, et dans le traitement du plomb, de l’amiante et des métaux lourds, a acquis la société Franchi. Fondée en 1983, celle-ci agit dans le traitement de surface et de revêtement avec une expertise particulière dans les revêtements de stockage pétrolier en vue de traiter la corrosion interne et transversante. Employant 90 salariés, elle intervient soit directement sur les sites clients, soit à partir de ses deux ateliers de traitement de surface et de revêtements. Implantée à Martigues, Fos-sur-Mer et Lavéra, Franchi a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros. Avec près de 200 salariés, le nouvel ensemble représente un chiffre d’affaires d’environ 30 millions d’euros en 2016. KGA Avocats a conseillé Masci avec Véronique Dutoit, associée, Lydia Bianchi et Patrice Montchaud en corporate ainsi qu’Elisabeth Van Montagu-Masamba en social. AM Juris a conseillé Franchi avec Gilles Mathieu, associé, et Mehdi Mezouar sur les actes de cession et la convocation des AG, Nathalie Romain, associée, en droit social ainsi que Guillaume Isouard sur les baux commerciaux.
UGGC et Alkyn sur le rapprochement entre Verquin et Sucralliance
Le producteur de bonbons Sucralliance a racheté un de ses concurrents, Verquin Confiseur. Cette opération tend à développer les marques de la société Verquin Confiseur grâce aux technologies mises en œuvre dans les usines de Sucralliance et sa présence commerciale en Europe, notamment en Espagne et en Allemagne. Fondée en 1912, la société familiale Verquin Confiseur réalise un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros sur l’année 2016, avec un effectif d’environ 200 personnes. Basée à Tourcoing, dans les Hauts de France, l’usine historique de la société produit environ 8 500 tonnes de sucres cuits, pâtes à mâcher et caramels. La seconde usine de la société, située à Neuville-en-Ferrain, près de Tourcoing, produit environ 4 500 tonnes de sucres cuits, de pâtes à mâcher turbinées et d’oursons en guimauve. Créée en 2006 par Michel Poirrier, Sucralliance est une société familiale indépendante basée à Perpignan qui produit près de 13 000 tonnes de bonbons par an pour 32 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016. La société, qui emploie environ 165 personnes, possède aujourd’hui deux usines de production en Bourgogne et en Normandie. Ce nouvel ensemble représente près de 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. UGGC Avocats a accompagné Sucralliance avec Jean-Philippe Crot, Yves Mondellini, associés, et Alix Amaury en corporate ; Stéphane Alamowitch, associé, et Audrey Mathieu pour la partie financement. Alkyn Avocats conseillait Verquin avec André Devaux et Claire Pouzenc, associés, sur les aspects juridiques.
Droit général des affaires
Fidal sur l’obtention du statut de fondation pour une association
L’EHPAD René et Lucile Schmitt, basé à Cherbourg en Normandie, a été reconnu en tant que fondation d’utilité publique, une première en France pour une association et un EHPAD. Cette démarche est peu connue par le secteur associatif, mais rendue possible par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, dite «Loi ESS». Créée en 1972, l’association pour la fondation et la gestion de la maison pour personnes âgées René et Lucile Schmitt compte une cinquantaine d’employés pour un chiffre d’affaires de plus de 3 millions d’euros en 2016. Il s’agit de l’une des premières associations dite «simplement déclarée» à se transformer en une fondation reconnue d’utilité publique. En obtenant ce statut de fondation, elle élargit son champ de collecte de dons par une déduction fiscale accrue, permettant d’augmenter ses ressources propres. Sa gouvernance se voit renforcée et représentative de la société civile, des pouvoirs publics et des institutionnels, sans couper les liens avec les membres de l’association qui participeront au conseil d’administration via un collège dédié. Fidal a accompagné l’association avec Stéphane Couchoux, associé, en charge des fondations, Laurent Drillet, Julie Labedan, associés, en droit des sociétés et Stéphane Godlewski en stratégie de mécénat.
Hogan sur la création de NEoT Green Mobility
Fondée par plusieurs industriels dont EDF et Forsee Power, NEoT Capital (New Energy of Things Capital) est une société dédiée à l’investissement en matière d’énergies renouvelables et de mobilité électrique. Elle vient de lancer, avec le soutien de la Caisse des Dépôts, son premier véhicule d’investissement axé sur la mobilité électrique. Baptisé NEoT Green Mobility, il a vocation à investir jusqu’à plusieurs centaines de millions d’euros en actifs au cours des cinq prochaines années, en France et à l’international. NEoT Capital est née du besoin de financements pour accompagner le développement des énergies renouvelables et de la mobilité électrique, soutenu par l’évolution rapide des technologies de stockage d’énergie, et notamment des batteries. Hogan Lovells conseille NEoT Capital avec Xavier Doumen, associé, et Florian Brechon en corporate ; Eric Paroche, associé, et Jean-Sébastien Duprey en droit de la concurrence ; Mikael Salmela, associé, et Charlotte Le Roux en contrats réglementaires ; Ludovic Babin, associé, et Marie Paquier en droit public ainsi qu’Olivier Fille-Lambie, associé, en financement.
Gide et Linklaters sur l’augmentation de capital d’Erytech Pharma
En quelques heures, Erytech a levé 70,5 millions d’euros auprès d’investisseurs américains et européens, bien au-delà de son objectif de 50 millions. Cette biopharmaceutique lyonnaise de stade clinique développe des thérapies innovantes en encapsulant des substances thérapeutiques dans les globules rouges. Dans le cadre de cette augmentation de capital, ont été émises 3 millions d’actions nouvelles au prix de 23,50 euros. Soit un rabais de 5,6 % sur le cours du 12 avril et de 6,4 % sur la moyenne des vingt dernières séances. En décembre 2016, Erytech avait déjà réalisé un placement privé de 10 millions d’euros au prix de 12,50 euros par action, pour une décote de 3,1 %. Soit quasiment la moitié du prix de l’opération actuelle. Cette opération permet de financer le développement clinique des produits du spécialiste des thérapies innovantes. La moitié des fonds levés servira à préparer la phase 3 de l’indication sur le cancer du pancréas, en recrutant les équipes des futurs développements cliniques et en augmentant les capacités de production en Europe et aux Etats-Unis. L’an dernier, la biopharmaceutique a affiché une perte opérationnelle de 22,5 millions d’euros, dont près de 20 millions de frais de R&D. Pour cette opération, le syndicat bancaire était composé de Jefferies International Limited en tant que coordinateur global, avec Cowen and Company, LLC et Oddo & Cie en tant que teneurs de livres associés. Gide a conseillé Erytech Pharma avec Arnaud Duhamel, associé, Guilhem Richard, Aude-Laurène Dourdain et Juliette Pierre en marché des capitaux ; Olivier Dauchez, associé, Alexandre Bochu et Léonore Ville en fiscal. Linklaters a représenté le syndicat bancaire avec Bertrand Sénéchal, associé, Mylène Gallaud et Elise Alperte. Les cabinets américains Covington & Burling et Cooley ont respectivement accompagné le syndicat bancaire ainsi que la société Erytech Pharma sur les aspects de droit américain.