La Cour de cassation, dans ses arrêts du 7 mai 2025 [1], réaffirme le principe d’irresponsabilité de la société mère lors de la cession d’une filiale en difficulté, sauf cas de fraude. En confirmant l’absence d’obligation pour le cédant de vérifier la solidité du projet de reprise, la Haute Juridiction consolide la sécurité juridique des opérations de restructuration de sociétés en difficulté. Toutefois, cette position pourrait évoluer à la lumière des exigences croissantes en matière de responsabilité sociale.
La lettre d'Option Droit & Affaires
RESTRUCTURING
Cession de filiale en difficulté : entre sécurité juridique et responsabilité de la société mère cédante
Au sommaire de la lettre
La lettre d'Option Droit & Affaires
Le bénéficiaire apparent d’un revenu réputé distribué peut parfois en cacher un autre !
Lors d’une cession de titres par une société soumise à l’impôt sur les sociétés pour un prix minoré, l’acquéreur est en principe le bénéficiaire d’un revenu distribué correspondant à l’insuffisance du prix perçu par la société cédante. Un arrêt récent du Conseil d’Etat nous enseigne toutefois que cette conclusion ne saurait être systématique.