Hervé Israël, 55 ans, a rejoint le bureau parisien de DLA Piper le 1er juillet. Accompagné de sa collaboratrice mid-level – Jeanne Castelle –, il devient associé du département fiscal, aux côtés de Guillaume Valois.
Il intervient en fiscalité française et internationale, notamment dans les domaines industriels (comme l’énergie, l’assurance, la réassurance, l’aviation et le shipping), financiers et immobiliers. Il accompagnera l’activité corporate du bureau, réputée pour son expertise en capital-investissement, et continuera à développer sa pratique auprès des managers et investisseurs qu’il accompagne pour leurs questions patrimoniales et la gestion fiscale de leurs groupes. Il se dit «ravi de rejoindre un cabinet qui connaît un fort développement à Paris depuis quelques années et qui bénéficie d’un réseau international particulièrement étendu». Et d’ajouter : «Le slogan du cabinet – Everything Matters – me correspond tout à fait car, dans ma carrière, j’ai toujours touché à tout.» En effet, Hervé Israël a travaillé dans tous les secteurs d’activité. Un parcours qui laisserait envieux les plus jeunes avocats à qui l’on a toujours appris l’ultraspécialisation, sans jamais sortir d’un même domaine.
Car l’associé fait partie de ce qu’il appelle «la génération disparue où tous les fiscalistes venaient de l’administration». Diplômé de l’Ecole nationale des impôts (1983), il a débuté sa carrière en 1984 à la direction des services fiscaux de Seine-Saint-Denis, où il intervient sur des nombreux contentieux. Trois ans plus tard, il intègre les services de la DVNI. «J’ai beaucoup apprécié ces années qui m’ont permis de me former au plan fiscal et juridique, mais je n’avais pas de vocation pour la fonction publique, retrace-t-il. Après l’obtention d’un DESS bancaire à Paris-I, j’ai intégré le privé en 1988, au sein de la direction fiscale de Pechiney.» Deux ans plus tard, il rejoint le groupe Schlumberger. Une expérience marquante. «Nous avions une véritable autonomie dans notre travail, mais la mission du fiscaliste était totalement intégrée à la stratégie de l’entreprise», se souvient-il. En 1995, il choisit de rejoindre le monde la finance, comme une suite logique à ses études bancaires. Il intègre alors la Caisse nationale du Crédit Agricole. Mais l’expérience, moins internationale et plus administrative, convient moins à son caractère. Il explique : «Au fond de moi, j’ai toujours su qu’à terme j’évoluerai dans une sphère de travail libérale, car j’ai besoin d’autonomie et d’indépendance dans l’exercice de mon métier.» En 1997, il intègre le barreau parisien et rejoint l’équipe de Bernard Chesnais chez Salans. Mais fin 1998, BNP lui offre le poste de responsable de la fiscalité internationale. Il l’accepte, sans regret car la fusion avec Paribas est en cours de préparation et que le travail promet d’être passionnant, mais conscient qu’il reviendra rapidement au métier d’avocat. Deux ans après, c’est chose faite. Hervé Israël rejoint le bureau parisien de Lovells comme associé fiscaliste. Une expérience qu’il qualifie de «très agréable sur le plan humain et de stimulante sur le plan professionnel». Mais quelques mois après la fusion avec Hogan & Hartson, en 2011, il choisit de suivre Robert Follie chez Holman Fenwick Willan (cf. ODA no 65). Il devient alors l’unique associé fiscaliste du cabinet au plan mondial. Après quatorze années d’exercice dans des firmes anglaises, Hervé Israël s’essaye cette fois-ci au modèle américain. Everything Matters.