L’équipe Restructuring et Distressed M&A de Franklin, pilotée par Numa Rengot, prend encore de l’ampleur avec l’arrivée d’une troisième associée. Il s’agit de Laura Bavoux, qui a fait ses armes chez DLA Piper, BDGS et Weil, Gotshal & Manges.
« L’objectif est de continuer à développer une pratique Restructuring qui va perdurer, dans la même logique que celle du cabinet et avec une optique transgénérationnelle. Il s’agit d’une matière phare chez nous, qui fait travailler beaucoup de nos équipes. » Telle est la vision de Franklin portée par Numa Rengot, nommé à la co-gérance en début d’année qui pilote depuis quatre ans l’équipe Restructuring et Distressed M&A (ODA du 8 janvier 2020), et se traduit par le recrutement au sein de cette dernière d’une troisième associée, Laura Bavoux, 36 ans. « Son arrivée devrait permettre de se positionner sur des dossiers financiers et de place grâce à une mutualisation de nos expériences et de nos compétences, mais également au travers d’une taille critique. Deux collaborateurs viendront encore enrichir le département Restructuring avant la fin de l’année le portant ainsi à dix avocats », ajoute Numa Rengot, auprès duquel officie également depuis fin 2020 l’associé Arnaud Pédron (ODA du 2 décembre 2020). « Ma spécificité par rapport au reste de l’équipe est d’avoir, en effet, pu travailler sur des dossiers de place ces dernières années, notamment la restructuration financière des holdings du groupe Rallye ou encore Arc International. Je suis également intervenue sur un certain nombre de restructurations de LBO », explique Laura Bavoux. L’avocate s’appuie sur plus de 11 ans d’expérience aux côtés de figures reconnues de la pratique. Avant de rejoindre Franklin, elle a exercé pendant cinq ans chez Weil, Gotshal & Manges auprès de Jean-Dominique Daudier de Cassini, après avoir commencé en 2014 chez DLA Piper puis avoir accompagné Anne-Sophie Noury lors de son passage chez BDGS (2016-2019). Au sein du cabinet indépendant basé à Paris, la nouvelle associée rejoint une équipe Restructuring et Distressed M&A dont la clientèle était « historiquement composée d’investisseurs en situation de sous-performance, avant d’arriver également dans l’univers des débiteurs », avec un ratio désormais de 50/50. Pour sa part, elle accompagne des sociétés cotées et non cotées, start-up, fonds d’investissement, dirigeants, actionnaires et créanciers français ou internationaux dans le cadre de procédures collectives, de restructurations ou de transactions. La diplômée d’un double master en droit de l’université de Glasgow et en droit des affaires et fiscal de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne intervient également lors de conflits de gouvernance ou avec les prêteurs de l’entreprise, ainsi que sur des restructurations de dettes LBO. « J’ai plutôt une clientèle de fonds de private equity et de débiteurs, avec pour secteur de prédilection l’industrie », indique celle qui souhaiterait aussi se « tourner dans les prochaines années vers l’industrie du luxe, source d’opportunités » selon elle. Mais Laura Bavoux note également qu’il faudra composer en particulier avec la problématique du contrôle des investissements étrangers. Ce dernier « sera de plus en plus prédominant dans les années à venir alors même que, dans certaines situations, il peut conduire à passer à côté d’une opportunité de maintenir de l’emploi en France », pointe-t-elle.