Private equity, fusions-acquisitions et droit général des affaires, suivez les grands dossiers de la semaine.
Private equity
Trois cabinets sur le LBO bis d’Inula
Ardian a signé un accord en vue d’acquérir une participation majoritaire dans la société Inula auprès de Vendis Capital, Dominique Baudoux (fondateur & Chairman) et Sergio Calandri (CEO). Le groupe Inula est né de l’union de Pranarôm et de HerbalGem, deux laboratoires pionniers dans le domaine des thérapies naturelles et fondés respectivement en 1985 et 1986. L’entreprise belge est notamment spécialisée dans les sous-segments les plus porteurs à l’image de l’aromathérapie, de la gemmothérapie et des fleurs de Bach à travers ses trois marques, Pranarôm, HerbalGem et Biofloral. Le groupe a crû de manière exceptionnelle au cours de ces dernières années, passant d’une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 à 85 millions d’euros de revenus en 2017, et près de 100 millions prévus en 2018. Il est aujourd’hui présent dans plus de 25 pays, avec des positions de leader en France, en Belgique, en Espagne, en Italie ou encore aux Etats-Unis. Ardian est conseillé par Latham & Watkins avec Olivier du Mottay, associé, Bénédicte Large Bremond et Louise Gurly sur les aspects corporate ; Lionel Dechmann, associé, et Olivier Stefanelli ; Olivia Rauch-Ravisé, associée, Yann Auregan et Clémence Morel sur les aspects de droit fiscal ; ainsi que Frédéric Pradelles, associé, et Chloé Cluzel sur les aspects de droit de la concurrence de la transaction. Les cédants sont conseillés par le bureau de Bruxelles de Freshfields avec Vincent Macq, associé, Frederic Elens, et Elliott Fosseprez. Le management était épaulé par Laurius avec David Ryckaert, associé. Les due diligences juridiques, fiscales et sociales ont été réalisées par EY société d’avocats avec Jean-Christophe Sabourin, associé, Patrice Mottier, Tom Swinnen et Lionel Benant, associés, Anna Dupupet, Anne-Elisabeth Combes, associée.
Droit général des affaires
Gide et Arsene sur la cession par le groupe Casino des murs de 55 magasins Monoprix
Le groupe Casino a signé une promesse synallagmatique de vente avec un investisseur institutionnel à l’identité non divulguée portant sur les murs de 55 magasins Monoprix ayant une répartition homogène avec celle du parc de magasins, avec 19 actifs en Ile-de-France. Après déduction des droits d’enregistrement, la transaction s’élève à 565 millions d’euros pour un loyer annuel de 27 millions d’euros. Les produits de cession seront encaissés le 27 décembre 2018 au plus tard. En incluant la cession de 15 % de Mercialys via un TRS, les opérations réalisées au titre du plan de désendettement s’élèvent à 778 millions d’euros à date. Le groupe Casino a, par ailleurs, d’ores et déjà reçu des offres indicatives additionnelles sur d’autres actifs inclus dans son plan de cession, qui pourraient se matérialiser d’ici la fin de l’année. Le groupe de distribution avait annoncé lors de ses résultats semestriels la mise en place d’un plan de cessions d’actifs, notamment immobiliers, d’un montant de 1,5 milliard d’euros, la moitié devant être réalisée en 2018. Casino était conseillé par Gide avec Stanislas Dwernicki, associé, Romain d’Innocente, Louis Delestrée et Rémi Avon sur les aspects corporate et immobiliers, Guillaume Navarro, associé, sur les aspects de droit social, et Emmanuel Reille, associé, sur les aspects concurrence. Arsene a accompagné le groupe Casino sur les aspects fiscaux avec Stéphanie Hamis, associée, Pierre Bonamy et Charles Ghuysen.
Bredin Prat et Cleary Gottlieb sur le rachat par GE de ses trois coentreprises avec Alstom
General Electric a acquis les participations d’Alstom dans leurs trois coentreprises : Renewables, Grid et Nucléaire. Ces trois coentreprises avaient été constituées en novembre 2015 à l’occasion de l’acquisition par General Electric des activités énergie d’Alstom. A l’issue de cette opération, l’Etat conserve son action de préférence dans la coentreprise Nucléaire, qui lui octroie certains droits de gouvernance spécifiques. General Electric a acquis les participations d’Alstom dans ces trois coentreprises pour un montant total d’environ 2,6 milliards d’euros. Bredin Prat a conseillé General Electric avec Olivier Assant, associé, Paul Guillemin et Jean Leroy en corporate, ainsi que Julien Gayral, associé, en fiscalité. Cleary Gottlieb a conseillé Alstom avec, à Paris, Charles Masson, associé, Jeanne Theuret et Marine Bonnaire en corporate, Antoine Winckler, associé et Niklas Maydell en concurrence, et Anne-Sophie Coustel, associée, en fiscal.
Dechert et Jones Day sur l’IPO de MedinCell
Dans le cadre de son introduction en Bourse le 8 octobre, MedinCell a réalisé une augmentation du capital d’un montant de 30 millions d’euros qui pourra être portée à 32,5 millions en cas d’exercice intégral de l’option de surallocation. La société pharmaceutique montpelliéraine développe un portefeuille de produits injectables à action prolongée dans différentes aires thérapeutiques.
Ces fonds permettront notamment à MedinCell d’élargir et d’accélérer le développement de son portefeuille de produits et de sa plateforme technologique. MedinCell atteindra une capitalisation boursière d’environ 144 millions d’euros au jour de son introduction. Le syndicat bancaire était composé de Bryan, Garnier & Co Ltd. et Crédit Agricole Corporate and Investment Bank agissant en qualité de coordinateurs globaux, chefs de file et teneurs de livre associés. MedinCell était conseillé sur les aspects juridiques par Dechert LLP avec François Hellot, associé, Quentin Durand, Benhouda Derradji et Léa Simovic sur les aspects corporate et droit boursier ; Patrick Lyons, associé, et Amy Rees sur des aspects de droit américain ; Sabina Comis, associée, et Pierre-Emmanuel Floc’h sur les aspects droit fiscal ; Marie Fillon, associée, sur les aspects propriété intellectuelle ; Sophie Pelé, associée, et Jessica Garestier sur les aspects droit réglementaire, ainsi que Thibault Meiers sur les aspects droit social. Le syndicat bancaire était conseillé par Jones Day avec Florent Bouyer, associé, Florent Le Prado, Aurélien Gredy et Patricia Jimeno sur les aspects corporate et de droit boursier, Linda Hesse, associée, et Vanida Narraiden sur les aspects de droit américain, Philippe Marchiset sur les aspects propriété intellectuelle et Emmanuel de Rochethulon, associé, et Stéphane Raison sur les aspects droit fiscal.
Delsol et Gide sur le projet de résidence seniors de Réalités et InfraRed
Réalités et sa filiale Heurus ont noué un partenariat avec le fonds d’investissement britannique InfraRed Capital Partners pour le développement de résidences services seniors, représentant une enveloppe d’investissement d’environ 250 millions d’euros. Fondé en 2003, Réalités est un groupe de promotion immobilière et de développement territorial dont le cœur de métier est la maîtrise d’ouvrage immobilière et la maîtrise d’usage. Le groupe compte 200 collaborateurs répartis sur 12 sites. Heurus, filiale du groupe Réalités, a été créée en 2013. Elle développe et exploite un parc de plus de huit résidences seniors. InfraRed Capital Partners Ltd est un gestionnaire d’investissements international régulé par l’autorité des marchés financiers du Royaume-Uni qui opère depuis vingt-cinq ans dans le secteur de l’immobilier et de l’infrastructure. Le partenariat tripartite mis en place sur cinq ans prévoit le développement de 20 à 30 résidences, soit 4 à 6 nouvelles résidences par an. L’objectif du partenariat stratégique est de construire un portefeuille de résidences séniors en France à horizon 2023, représentant une enveloppe minimale d’investissement d’environ 250 millions d’euros. Réalités et Heurus étaient conseillées par Delsol Avocats avec Pierre Gougé et Martin Souyri sur les aspects corporate et de joint-venture, Benoît Boussier, associé, et Samuel Giorgi sur les aspects immobiliers, et Mathieu Le Tacon, associé, et Eve Dauvois sur les aspects fiscaux. InfraRed était conseillée par Gide avec Nicolas Planchot, associé, et Marie Pastier-Mollet.
Fusions-acquisitions
Trois cabinets sur l’acquisition d’Interactive Biosoftware par SOPHiA GENETICS
La société suisse SOPHiA GENETICS, leader mondial de la médecine basée sur les données, a finalisé l’acquisition de l’éditeur français Interactive Biosoftware (IBS), concepteur de la suite logicielle Alamut® pour l’aide à la décision dans l’interprétation des données génomiques. Alamut®, déployé dans plus de 450 hôpitaux, est une solution complémentaire à l’offre de SOPHiA GENETICS. Cette acquisition a pour objectif d’accélérer l’adoption de la médecine basée sur les données à travers le monde. McDermott Will & Emery est intervenu aux côtés de SOPHiA GENETICS avec Lionel Lesur, associé, Louis Leroy et Emmanuelle Turek en corporate, Pierre-Arnoux Mayoly, associé, et Shirin Deyhim en financement, Laura Morelli et Charles de Raignac en propriété intellectuelle, Antoine Vergnat, associé, et Côme de Saint-Vincent en droit fiscal, Romain Perray, associé, et Julie Uzan-Naulin en protection des données, ainsi que Jilali Maazouz, associé, et Ludovic Bergès en droit social. Le cabinet Tavernier Tschanz est intervenu sur les aspects de droit suisse avec Jacques Bonvin, associé, et Andrea Wuerzner. Le cabinet Bouteiller-Hunault a conseillé les cédants avec Valéry Hunault, associé.
Trois cabinets sur l’acquisition de Leosphere par un industriel finlandais
Le groupe finlandais Vaisala a réalisé l’acquisition de l’intégralité des actions de la société française Leosphere. Fondée en 2004, Leosphere est spécialisée dans la fabrication et la distribution de solutions de mesure atmosphérique à distance pour l’industrie éolienne, la météorologie, le trafic aérien et la qualité de l’air. L’entreprise française rassemble environ 135 salariés, répartis entre son site à Orsay et sa succursale en Chine, et réalise un chiffre d’affaires de 27,5 millions d’euros. Cette opération permet à Vaisala de renforcer sa position de leader dans le domaine des technologies de télédétection du vent et d’acquérir la technologie phare de Leosphere, Lidar (Light Detection and Ranging), pour l’observation atmosphérique. L’acquéreur est coté à la Bourse Nasdaq d’Helsinki et a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 332 millions d’euros. Leosphere et ses associés fondateurs ont été conseillés par STCPartners/Andersen Tax & Legal avec Delphine Bariani et Bertrand Araud, associés, Marie Gabiano et Nawel Bacha. Les investisseurs financiers de Leosphere, Oraxys Environment et Idinvest Partners ont été accompagnés par Lamartine Conseils avec Maxime Dequesne, associé, et par le cabinet Chammas & Marcheteau avec Denis Marcheteau, associé, et Stéphanie Brejaud.
Darrois et Gide sur la cession de Kidiliz au groupe chinois Semir
Le numéro un de l’habillement pour enfants en Chine Zhejiang Semir Garment a finalisé l’acquisition de Kidiliz Group (anciennement Groupe Zannier), leader européen de prêt-à-porter premium pour enfants avec des marques comme Catimini, Absorba, Z, Paul Smith Junior et Kenzo Kids, pour un montant de 110 millions d’euros. Les deux groupes étaient entrés en négociations exclusives au printemps dernier pour que Semir Garment fasse l’acquisition de l’ensemble du groupe Kidiliz, avec le soutien de sa direction, pour former le deuxième groupe d’habillement pour enfants au niveau mondial, avec un chiffre d’affaires cumulé d’environ 2 milliards d’euros. Darrois Villey Maillot Brochier a conseillé les actionnaires de Kidiliz Group avec Alain Maillot et Hugo Diener, associés, Orphée Grosjean et Cécile de Narp en M&A, ainsi qu’Igor Simic, associé, et Elise Maillot en concurrence, Vincent Agulhon, associé, et Brian Martin en droit fiscal, et Martin Lebeuf, associé, et Martin Grange en financement. Gide est intervenu auprès du groupe chinois Semir avec Thomas Urlacher, associé, à Paris, et Fan Jiannian, associé, à Shanghai, Xavier Lecomte, Bai Yiran et Bao Ningying sur les aspects corporate, Jean-Hyacinthe de Mitry, associé, Adelaïde de Laguiche et Nicolas Le Pays du Teilleul pour les aspects IP, Franck Audran et Wenceslas Chelini pour les aspects antitrust, Stanislas Dwernicki, associé, et Louis Delestrée pour les aspects immobiliers, ainsi qu’Eva Kopelman pour les aspects droit du travail.