Après le départ d’Olivier Diaz pour Skadden à la fin de l’année 2014 (ODA 248), les associés de Darrois Villey Maillot Brochier avaient prévenu : ils ne sont pas affaiblis et continueront leurs activités avec le même niveau d’excellence qui les caractérise.
Il a fallu d’un dossier et d’une volonté commune avec Marcus Billam pour que le cabinet franco-français envoie un signe fort au marché et à ses clients. Un coup de tête d’après les dires de tous les associés, rien de prémédité et surtout pas la volonté de retrouver un grand nom du M&A coûte que coûte. «J’ai été élevé par la maison Darrois, c’est un retour aux sources. Je vais retrouver une maison collégiale avec un sentiment d’appartenance», soutient cet expert reconnu des fusions-acquisitions. C’est effectivement Jean-Michel Darrois lui-même qui lui avait proposé un stage dans son cabinet en 1989. A tout juste 34 ans, en 1998, il en deviendra le premier associé coopté. Après cette formation reconnue de tous, Marcus Billam ira faire ses armes et ses preuves dans des firmes anglo-saxonnes. Ce retour chez Darrois pourrait être qualifié de quasi-réflexe, d’évolution naturelle pour lui et ses fidèles clients qu’on ne présente plus.
«Avec Marcus Billam, nous avons une façon de travailler très similaire privilégiant l’intuitu personae et le travail entre associés pour proposer à nos clients des équipes fortes», confirme Didier Théophile, associé cogérant du cabinet. «Mes clients vont pouvoir travailler avec d’autres associés du cabinet», continue celui qui a été élu avocat de l’année par ses confrères en 2014 dans le magazine M&A d’Option Droit & Affaires. Après s’être fait un nom au cours de ses nombreuses années au sein de Clifford Chance puis de la firme Allen & Overy où il s’est illustré dans des dossiers comme celui de la cession de SFR par Vivendi, Marcus Billam fait le choix de soigner ses clients au grand bonheur du cabinet Darrois. «Nous avons vite compris l’intérêt stratégique de l’arrivée de Marcus et espérons pouvoir attirer de nouveaux clients», reconnaît Didier Théophile. Avec un chiffre d’affaires de 54 millions d’euros en 2014, contre 50 millions en 2013, le cabinet Darrois Villey Maillot Brochier a bien l’intention de continuer sur cette lancée et de rentrer enfin dans une ère de stabilité. Il a d’ailleurs d’ores et déjà annoncé, par la voix de son associé Christophe Vinsonneau, la cooptation de deux nouveaux associés, Jean-Baptiste de Martigny, qui arrive au côté de Marcus Billam, et Nicolas Mennesson, collaborateur depuis 2011, au 1er janvier 2016. «Il est très important d’avoir un équilibre entre les arrivées extérieures de grands noms et la promotion de jeunes talents en interne. C’est la garantie de la cohésion du cabinet», martèle Cyril Bonan, associé cogérant du cabinet.