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Les défaillances d’entreprises poursuivent leur recul

Publié le 12 juillet 2017 à 17h10

Coralie Bach

Le nombre de défaillances d’entreprises enregistre une nouvelle baisse au deuxième trimestre, avec une diminution des ouvertures de procédures collectives de 7,8%. Seuls les grands groupes ne profitent pas de cette embellie.

La situation financière des entreprises semble continuer de s’améliorer. Preuve en est les derniers chiffres des défaillances d’entreprises publiés par la société de data Altares. Après un léger recul au premier trimestre (-3,9% vs T12016), le nombre de défaillances d’entreprises a continué de décroitre au deuxième trimestre, enregistrant une baisse de 7,8% par rapport à la même période l’année précédente, soit 12 925 ouvertures de procédures. Dans le détail, 8 724 entreprises ont été placées en liquidation judiciaire, 3 913 en redressement judiciaire et 288 en sauvegarde. A noter que le part des liquidations judiciaires directes a légèrement reculé ce trimestre ; celles-ci représentant 67,5% contre 68,9% au deuxième trimestre 2016. Une évolution qui laisse présager d’une meilleure anticipation de la part des entreprises.

Des petites entreprises consolidées

Signe de la reprise économique, les petites entreprises profitent également de cette embellie. Bien que les TPE concentrent près de 94% des défaillances, elles enregistrent une baisse de leur sinistralité de 6,7% pour les structures de moins de trois salariés et de 10% pour les entreprises 3 à 10 salariés. « Si en 2016 et début 2017 la reprise semblait encore chaotique, voire illusoire pour les plus petites entreprises, le printemps veut sonner enfin pour elles aussi le retour de commandes plus régulières. Ce regain d’activité se traduit par une trésorerie moins élastique pour les micro-entreprises qui souffrent traditionnellement d’une fragilité financière structurelle » résume Thierry Million, directeur des études Altares.  Seules les grandes entreprises, de 100 salariés et plus, accusent une hausse de leur sinistralité de 11%.  Il faut dire que quelques gros dossiers ont éclaté dernièrement, à l’image de celui de la marque low cost Tati, récemment reprise par le groupe Gifi. Sur les trente grands groupes concernés, cinq sont en sauvegarde, dix neuf sont en redressement judiciaire et six ont connu une liquidation judiciaire.

En termes de secteurs d’activités,  la construction est le secteur le plus touché puisqu’il représente 26% des procédures ouvertes, suivi du commerce (22%) et de l’hôtellerie restauration (13%). Mais là encore un redressement semble s’opérer puisque le nombre de défaillance est en baisse dans ces trois secteurs. In fine, cette amélioration de la conjoncture permet de limiter la casse sociale. Au cours des trois derniers mois, 40 500 emplois directs sont menacés par une défaillance d’entreprise, un chiffre au plus bas depuis dix ans.


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