Sept mois après son arrivée pour piloter Hewlett Packard Enterprise (HPE) dans l’Hexagone, Laurent Degré fait venir à ses côtés une responsable juridique avec laquelle il travaillait lorsqu’il pilotait l’équipementier Cisco. Elsa Dobler, qui a commencé chez Deezer, est nommée directrice juridique France.
Nouveau visage à la tête de la direction juridique France de Hewlett Packard Enterprise (HPE), groupe international spécialisé dans les solutions edge-to-cloud et coté sur Nyse. Il s’agit d’Elsa Dobler, qui officiait depuis six ans aux affaires juridiques de l’équipementier réseau Cisco. La diplômée d’un master spécialisé droit et management international de l’ESCP Business School et de HEC Paris, ainsi que d’un master 2 droit des créations numériques de l’université Paris-Sud Saclay avait commencé sa carrière en entreprise au sein de la plateforme de streaming musical tricolore Deezer, de 2012 à 2018. Dans ses nouvelles fonctions, Elsa Dobler succède à Daniel Vilar, qui avait rejoint HPE fin 2019 après une première partie de carrière en cabinet chez Eversheds Sutherland (2011-2015). A 44 ans, ce dernier chapeaute depuis près d’un an les affaires juridiques pour la zone EMEA d’Ivalua, fournisseur de solutions de gestion des dépenses basées sur la technologie cloud. Chez Hewlett Packard Enterprise, Elsa Dobler retrouvera son ancien patron Laurent Degré, qui a travaillé pour Cisco durant 13 ans – notamment en tant que vice-président et directeur général France ces cinq dernières années – avant de prendre les manettes de la filiale française du fournisseur américain en septembre 2024. L’avocate de formation arrive dans un contexte ambivalent pour HPE alors qu’une guerre commerciale est engagée entre les Etats-Unis et leurs partenaires clés, notamment la Chine et le Mexique. Le fabricant de serveurs a annoncé début mars un chiffre d’affaires inférieur à ses prévisions sur le deuxième trimestre, compris entre 7,2 et 7,6 milliards de dollars (6,6 et 7 milliards d’euros). Sa maison mère a annoncé dans la foulée un plan d’économies passant notamment par la réduction de ses effectifs d’environ 5 %, soit environ 2 500 emplois sur près de 61 000 salariés. HPE devrait, par contre, pouvoir compter sur un beau contrat dans l’Hexagone afin de soutenir son activité. Le groupe et l’opérateur Orange ont été préférés à Atos pour la construction du futur supercalculateur des armées. Le projet, destiné à l’agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense (AMIAD), prévoit la fourniture du matériel du supercalculateur par HPE, notamment des processeurs graphiques (GPU) Nvidia, et la gestion de la partie logicielle par Orange.