Private equity, fusions-acquisitions et droit général des affaires, suivez les grands dossiers de la semaine.
Fusions-acquisitions
Quatre cabinets sur le rachat de Locarchives par Archiveco
Le prestataire en archivage Archiveco a acquis le groupe Plus SA et notamment sa filiale Locarchives, numéro un français des solutions d’archivage et de dématérialisation. L’opération a notamment été rendue possible grâce à l’entrée au capital d’Archiveco du fonds Montefiore Investment. Créé en 1977, Locarchives conçoit et déploie des prestations de services autour du document et de l’information pour ses quelque 6 000 clients : externalisation d’archives physiques, numérisation et traitements documentaires, dématérialisation, GED et archivage électronique, conseil et accompagnement à la mise en œuvre. Grâce à cette acquisition, Archiveco consolide sa place de leader sur le marché du traitement des documents et des archives électroniques et physiques, fort désormais d’un réseau de 35 sites de conservation et de 750 collaborateurs répartis en France. Le groupe compte également accroître sa clientèle ainsi que son chiffre d’affaires, qui est actuellement de 78 millions d’euros, et réaliser 50 % de son chiffre d’affaires dans le numérique d’ici cinq ans. Lerins & BCW a conseillé Archiveco et ses actionnaires avec Laurent Julienne, associé, et Eve Maillet. CMS Francis Lefebvre a représenté Plus SA avec Jean-Robert Bousquet, associé, et Thomas Hains, counsel. Montefiore Investment a été assisté par Frieh Associés avec Michel Frieh, associé, ainsi que par DLA Piper avec Matthieu Lampel, counsel, Aymeric Robine et Marie Yanagi en corporate, Maud Manon, associée, Julien Godlewski, counsel, et Arnaud Riou en financement, et Jérôme Halphen, associé, en droit social.
Droit général des affaires
Jones Day, Lonjon et Fieldfisher sur l’introduction en Bourse de Kalray
La société française Kalray, spécialiste des processeurs dédiés aux nouveaux systèmes intelligents, annonce son introduction en Bourse sur le marché d’Euronext Growth à Paris. L’opération, réalisée dans le cadre d’une offre à prix ouvert et d’un placement global et dont le règlement-livraison est intervenu le 11 juin dernier, a permis à Kalray de lever 43,5 millions d’euros et d’atteindre une capitalisation boursière d’environ 95,4 millions d’euros. Ce montant pourrait être porté à 50 millions en cas d’exercice de l’option de surallocation, qui pourra être exercée jusqu’au 6 juillet prochain. Fondée en 2008 par essaimage de la branche microélectronique du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Kalray a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros, et se fixe un objectif de chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros en 2022. Les fonds levés permettront à Kalray de financer les prochaines générations de ses processeurs intelligents et d’accélérer le déploiement commercial de ses produits, notamment sur les marchés des nouvelles générations de data center et des voitures intelligentes. Jones Day a représenté Kalray ainsi que Gilbert Dupont et Portzamparc Société de Bourse, en qualité de chefs de file et teneurs de livre associés, avec Charles Gavoty, associé, Jérémie Noel, Alexandre Wibaux et Patricia Jimeno en corporate/droit boursier, Edouard Fortunet en propriété intellectuelle, ainsi qu’Emmanuel de La Rochethulon, associé, Nicolas André et Stéphane Raison en droit fiscal. Kalray était également accompagné par Lonjon & Associés avec Sophie Laheurte et Céline Gonzalez. Fieldfisher a conseillé Safran Corporate Ventures, actionnaire de la société, avec Samuel Pallotto, associé, et Mathilde Cazé.
Veil et Soulez sur la CJIP signée entre Société Générale et le PNF sur l’affaire libyenne
La banque Société Générale a accepté de payer un total d’environ 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) aux autorités américaines et au Parquet national financier (PNF) français pour mettre fin à deux litiges aux Etats-Unis relatifs aux soupçons de corruption avec le fonds souverain libyen (LIA) et aux manipulations du taux interbancaire Libor. Les montants sont répartis de la façon suivante : 275 millions de dollars versés au Department of Justice (DoJ) américain et 475 millions de dollars à la U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) dans le cadre du dossier IBOR, et 292,8 millions de dollars versés au DoJ et 292,8 millions de dollars au PNF dans le cadre du dossier Libyen. Ces paiements n’auront pas d’impact sur les résultats de Société Générale, puisqu’ils sont entièrement couverts par la provision inscrite dans les comptes de la banque. Par ailleurs, SGA, une filiale du groupe dédiée à l’émission de produits d’investissement, a accepté de plaider coupable aux Etats-Unis dans le dossier libyen pour lequel la banque était soupçonnée de corruption sous l’ère Kadhafi. Il s’agit de la première convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) pour corruption internationale signée par le PNF, et du premier accord de partage de sanction avec le DoJ. Dans le cadre de la CJIP, la Société Générale a été représentée en France par Veil Jourde avec Jean Veil, associé, ainsi que par Soulez Larivière & Associés avec Astrid Mignon Colombet, associée.
Six cabinets sur le financement du projet hôtelier cinq étoiles du Château de Versailles
La Caisse des Dépôts annonce avoir investi, aux côtés de la société Lov & Ducasse, au sein de la société GHCV dont la vocation est de porter le financement et de réaliser un projet hôtelier haut de gamme dans les bâtiments du grand contrôle, du petit contrôle et du pavillon des premières cent marches du Château de Versailles. Ce projet d’envergure comprendra un hôtel cinq étoiles de prestige d’une vingtaine de chambres, décoré dans un style classique et raffiné inspiré du xviiie siècle, ainsi qu’un restaurant de haute cuisine française. CMS Francis Lefebvre Avocats a accompagné la Caisse des Dépôts avec Arnaud Hugot, associé, Thomas Hains, counsel, et Pierre Bondu en corporate/M&A, ainsi que François Tenailleau, associé, et Sophie Weill en droit public. Lov & Ducasse était conseillé par BDGS en corporate/M&A avec Lucile Gaillard, associée, Inès Datchary et Paul Truck, par Fairway sur les aspects immobiliers avec Emmanuel Cazin, associé, par Reinhart Marville Torre en droit public avec Lionel Levain, associé, ainsi que par Sekri Valentin Zerrouk sur les aspects de financement avec Emmanuelle Vicidomini, associée, Alexane Felisi et Paul Tecklenburg. Hogan Lovells a assisté le pool bancaire représenté par BNP Paribas avec Sabine Bironneau, associée, Stéphanie Bigo, Isabelle Rivallin et Alexandre Salem.
Private equity
Six cabinets sur le LBO de Factum Group mené par Argos Wityu
Le fonds d’investissement Argos Wityu annonce son entrée majoritaire au capital de Factum Group, spécialiste français des solutions de financement évolutives d’équipements. L’opération a été réalisée aux côtés des équipes de direction du groupe. A l’occasion de cette recomposition du capital, Naxicap Partners, SWEN Capital Partners et Euro Capital cèdent l’intégralité de leurs titres dans la société. Fondé en 1995, Factum Group emploie 58 salariés pour un chiffre d’affaires d’environ 150 millions d’euros, et gère un parc actif d’équipements voisin de 400 millions d’euros. Son objectif désormais est de se renforcer sur ses segments de marché, de développer de nouveaux services digitaux et innovants, et d’étendre sa présence géographique afin de devenir un acteur de référence en France et en Europe sur la location évolutive d’équipements dans l’informatique, le médical, les technologies de l’industrie et les équipements roulants. Argos Wityu a été conseillé par August Debouzy avec Julien Aucomte, associé, Laure Khemiri et Maxime Legourd en corporate, Olivier Moriceau, counsel, Antoine Reboulot et Leslie Ginape en financement, Renaud Christol, counsel, en concurrence, et Marie Danis, associée, Diane Reboursier et Isabelle Hadoux-Vallier, counsels, et Marie Valentini en droit social, ainsi que par Arsene sur les aspects fiscaux avec Franck Chaminade, associé, Charles Dalarun et Ludovic Genet. Les fondateurs de Factum Group ont été assistés par De Pardieu Brocas Maffei avec Jean-François Pourdieu, associé, Sandra Benhaïm, counsel, en corporate, et Priscilla van den Perre, counsel, en fiscal, ainsi que par Sequoia Avocats avec Jean-Jacques François, associé, et Antonia Luciani. Edge Avocats a accompagné Naxicap Partners avec Stéphanie Dourdin et Mathieu Lochardet, associés. Fieldfisher a représenté SWEN Capital Partners avec Jean-Baptiste Van De Voorde, associé.
Goodwin et Taylor Wessing sur l’ouverture du capital de Rossignol à IDG Capital
L’équipementier sportif français Rossignol, spécialisé dans la fabrication de matériel et d’équipements de sports d’hiver, a ouvert son capital à hauteur de 20 % au fonds IDG Capital, pionnier de l’investissement en Chine depuis sa création en 1992. Grâce à ce soutien, le groupe Rossignol souhaite en effet offrir aux consommateurs chinois son expertise et son savoir-faire dans le domaine des sports d’hiver, et ce en prévision des jeux Olympiques d’hiver de Pékin qui se dérouleront en 2022. Le fonds scandinave Altor Equity Partners, qui contrôle Rossignol depuis 2013, conserve la majorité au sein du capital du géant du ski français aux côtés des actionnaires minoritaires Sandbridge Capital, de la famille Boix-Vives et de Weber Investissement. Fondé en 1907 par Albert Rossignol, le groupe a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 345 millions d’euros. Goodwin Procter a accompagné le groupe Rossignol avec Thomas Maitrejean, associé, Thomas Dupont-Sentilles et Hind Badreddine. Taylor Wessing a conseillé IDG Capital avec Nicolas de Witt et François Mary, associés, Dalila Mabrouki et Quentin Dosda en corporate, Claudia Jonath, associée, et Tiphaine Puzin en droit social, Evelyne Friedel, associée, et Noémie Vincent en droit commercial, Valérie Aumage, associée, et Chloé Martin dit Neuville en IT, Marc Schuler, associé, Inès Tribouillet et Pauline Albouy en propriété intellectuelle, Constance de la Hosseraye, associée, et Romain Rattaz en immobilier, Pierre-Olivier Leblanc, associé, en droit de l’assurance, et Olivier Laffitte, associé, en droit public et environnemental.
Gide, Dentons et Dechert sur la levée de fonds d’Enyo Pharma
Enyo Pharma, entreprise biopharmaceutique basée à Lyon, a levé 40 millions d’euros en Série B auprès d’investisseurs européens et américains. Lors de ce tour de table, Enyo Pharma a fait entrer à son capital trois nouveaux investisseurs, à savoir le fonds américain OrbiMed, le fonds de capital-risque Andera Partners (ex-Edrip), ainsi que Bpifrance via son fonds Large Venture. Ils rejoignent ainsi Sofinnova Partners, Morningside Venture Investments, Bpifrance Investissement (InnoBio) et Inserm Transfert Initiative, investisseurs historiques d’Enyo Pharma qui ont également participé à cette levée de fonds. Fondée il y a quatre ans par des anciens de l’Inserm Lyon et des dirigeants de l’industrie pharmaceutique, Enyo Pharma développe des médicaments innovants qui imitent la stratégie des virus à moduler les fonctions cellulaires de l’hôte. Cette nouvelle levée de fonds lui permettra de financer les essais cliniques de phase II de son composé EYP001, utile à la fois contre l’hépatite B chronique (HBV) et l’accumulation de gras dans le foie (NASH). Un deuxième composé devrait également entrer en clinique en 2019. Gide a conseillé Enyo Pharma avec Matthias Grolier, counsel, Arnaud de Keulenaer et Hélène Thomelin. Dentons est intervenu aux côtés de Bpifrance Large Venture avec Olivia Guéguen, associée, et Laura Godard. Dechert a assisté les investisseurs historiques avec Anne-Charlotte Rivière, associée, et Laurent Kocimski.
De Pardieu et Degroux Brugère sur l’entrée de Florac au capital de Groupe Delcourt
Le fonds Florac a pris une participation minoritaire au capital du français Groupe Delcourt, premier groupe indépendant d’édition de bande dessinée francophone. Guy Delcourt, fondateur de la société, conservera le contrôle et la direction du groupe dans le cadre de cette opération dont la réalisation est prévue fin juin 2018. Créé en 1986 par Guy Delcourt, le groupe Delcourt possède un catalogue de 9 500 titres et réalise un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros. Avec 115 salariés basés à Paris et à Toulon, le groupe rassemble les Éditions Delcourt, les Éditions Soleil, Delsol et, depuis 2005, l’éditeur de mangas Tonkam. De Pardieu Brocas Maffei a conseillé Florac Investissements avec Cédric Chanas, associé, Noëmie Fort et Jeanne Rochmann en corporate, Emmanuel Durand, associé, et Laëtitia Gavoty en concurrence, Nadine Gelli, associée, et Jérôme Mas en droit fiscal, Sébastien Boullier de Branche, associé, en financement, Barbara Levy, associée, et Barbara Epstein en propriété intellectuelle, et Sandrine Azou en droit social. Degroux Brugère a accompagné le groupe Delcourt avec Augustin Fleytoux, associé, et Cannelle Magdane en corporate, et Nicolas Ballet, associé, Marie-Pierre Weiss et Augustin Tempo en droit fiscal.