Comme révélé par Option Droit & Affaires dans son édition de la semaine dernière, Philippe Hameau rejoindra à la fin du mois le bureau parisien de Norton Rose Fulbright en tant qu’associé.
Il deviendra ainsi le deuxième associé du département contentieux, mené depuis un an par Christian Dargham. L’expertise de ce dernier en contentieux général des affaires et plus particulièrement en matière d’éthique et de compliance sera ainsi renforcée par l’expérience et le savoir-faire du nouveau venu. Agé de 53 ans, Philippe Hameau est un avocat de contentieux, historiquement spécialisé en contentieux commercial général, en contentieux d’acquisition et financier. Titulaire d’un DEA en droit privé (Paris II, 1983), diplômé de l’Institut de Droit des Affaires (1983) et Premier Secrétaire de la conférence du stage des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation, il a commencé sa carrière comme collaborateur dans le cabinet d’avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation de Paul-François Ryziger. Il y restera dix ans, avant de rejoindre le monde des affaires et d’intégrer la firme Freshfields Bruckhaus Deringer en 1993. «J’ai été recruté pour travailler en contentieux. Mais lorsque les premiers dossiers de restructuring ont démarré, je m’en suis chargé. Et, de fil en aiguille, les affaires se sont enchaînées. Je représentais au départ la clientèle de la firme qui était alors très financière, mais avec le temps j’ai également développé une pratique du côté des débiteurs», retrace-t-il. Quatre ans après son arrivée, l’avocat est promu au rang d’associé. Mais, en 2007, la firme Dewey & LeBoeuf lui propose de prendre en charge le département restructuring et contentieux de son bureau parisien. On remarque alors l’avocat sur plusieurs restructurations retentissantes : Eugène Perma, DMC, Autodistribution, etc. En 2011, 18 mois avant la faillite de Dewey & LeBoeuf, Philippe Hameau annonce son arrivée au sein de la firme américaine Orrick Rambaud Martel. Il développe alors son activité en matière de procédures collectives, aux côtés de Saam Golshani, sans oublier sa pratique contentieuse. Il intervient sur un certain nombre de dossiers médiatiques comme Mory, Gascogne, CMA CGM, ou encore Belvédère. Mais l’offre présentée par Norton Rose Fulbright était particulièrement attrayante : fonder une pratique restructuring dans un cabinet en pleine croissance. «Le projet du cabinet est très excitant, annonce le nouvel associé. Le dynamisme de l’équipe allié à son développement fulgurant ont donné à cette firme un poids international quasiment sans équivalent.» Rappelons en effet que Norton Rose s’est installé en Australie en 2010 par sa fusion avec Deacons Australia. En 2011, la firme a pris place sur les marchés canadien et sud-africain grâce aux fusions avec Ogilvy Renault et Deneys Reitz. En 2012, cap sur l’Amérique latine et l’Asie centrale avec la fusion de Norton Rose Canada et de Macleod Dixon. Enfin, en 2013, la firme se rapproche du cabinet américain Fulbright & Jaworski, donnant ainsi naissance à Norton Rose Fulbright.