Private equity, fusions-acquisitions et droit général des affaires, suivez les grands dossiers de la semaine.
Private equity
Stephenson Harwood et Scotto sur la création de CapDecisif 3
La société de gestion CapDecisif Management a réalisé le closing final de son nouveau véhicule d’investissement, CapDecisif 3, après avoir levé 45 millions d’euros. CapDecisif 3 est un fonds d’amorçage francilien qui investira des montants initiaux de 0,5 à 4 millions d’euros dans une quinzaine d’entreprises innovantes des secteurs de la santé, du numérique, des sciences de l’ingénieur et du développement durable. Le fonds compte notamment comme souscripteurs le Fonds national d’amorçage, la Région Ile-de-France, BNP Paribas, la mutuelle Sham, Agrica Partners et Revital’Emploi. Depuis sont premier closing, CapDecisif 3 a déjà investi dans cinq start-up telles que Stereolabs, AlephD ou encore Gecko Biomedical. CapDecisif Management était conseillé par Stephenson Harwood pour les aspects juridiques, avec Patrick Mousset, associé, et Julie Moroy, ainsi que par Scotto & Associés, avec Jérémie Jeausserand, associé.
Freshfields et Gide sur la cession par Solvay de Benvic Europe à OpenGate
Le groupe de chimie Solvay vient de signer un accord pour céder Benvic Europe, son activité de composés de polychlorure de vinyle (PVC) au fonds de private equity OpenGate Capital. Cette cession vise à améliorer le profil du portefeuille du groupe belge. Benvic mélange le PVC à des additifs, des pigments et des stabilisants pour fabriquer des composés de plastiques innovants. Ils sont ensuite façonnés pour répondre aux besoins spécifiques des marchés tels que l’automobile, l’aéronautique, la construction mais également pour des applications médicales. La société a généré un chiffre d’affaires de quelque 160 millions d’euros en 2013, avec un effectif de près de 220 personnes sur ses trois sites de production en France, en Italie et en Espagne. La finalisation de l’opération est prévue pour la fin du premier semestre 2014 et reste soumise aux conditions usuelles, dont le feu vert des autorités de concurrence. OpenGate était conseillé par une équipe franco-belge de Gide Loyrette Nouel, avec, à Paris, Guillaume Jolly, associé, en fiscal, Edgard Nguyen,Catherine Ivari et Solène Thomas en corporate, Dimitri Dimitrov, associé, et Charles Terdjman en concurrence. Les cabinets italien Chiomenti et espagnol Cuatrecasas sont intervenus sur les aspects de droit locaux. Solvay avait pour conseil Freshfields Bruckhaus Deringer, avec Yannick Piette, associé, Alexis Hojabr et Sophie Bauquis en corporate, ainsi que Fabrice Grillo, associé, et Alexae Fournier de Faÿ en financement.
Plusieurs conseils sur le CMII d’Armor
Le groupe nantais Armor, spécialisé dans la chimie des encres et les technologies d’impression, vient de faire l’objet d’une opération qualifiée de CMII (Capital Management Industriel et Innovation), sorte de LBO de long terme. Détenue depuis 2008 par le fonds lyonnais Orfite, la société sera désormais la propriété de son management emmené par Hubert de Boisredon, aux côtés d’investisseurs financiers dont Arkéa Capital Partenaire, qui investit le ticket le plus important, Ouest Croissance, Siparex et Amundi Private Equity Funds pour le compte de LCL PME Partenaires. L’acquisition a été partiellement financée par un crédit d’acquisition et de refinancement auquel s’ajoutent un crédit d’investissement et un crédit revolving mis à disposition de la société, arrangés par BNP Paribas, Banque Populaire Atlantique, Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel Atlantique, CA CIB et Natixis. Armor compte 1 900 collaborateurs dans le monde, dont 600 en France, et a réalisé un chiffre d’affaires de 217 millions d’euros en 2013. Le management d’Armor était conseillé par Jones Day, avec Emmanuel de La Rochethulon, associé, Nicolas André en fiscal, et Isabelle Maury, of counsel, en financement, ainsi que par LB Avocats, à Nantes, avec Youna le Bour-Feillard, associé, et Emmanuelle Belland. Arkéa avait pour conseil Stehlin & Associés, avec Marc Pierre Stehlin et Cyrille Boillot, associés. Orfite était assisté par Taj Lyon, avec Antoine Larcena, associé, et Sandrine Berstein Saunier. De Pardieu Brocas Maffei accompagnait les banques, avec Christophe Gaillard, associé, et Sébastien Boullier de Branche.
Quatre cabinets sur la cession de Diana à Symrise AG par Ardian
Attendue depuis plusieurs mois, la société de private equity Ardian, aux côtés de Motion Equity Partners et du management, a annoncé la cession de Diana, spécialiste des additifs alimentaires, au groupe allemand Symrise pour une valeur d’entreprise de 1,3 milliard d’euros. La finalisation de la transaction interviendra après approbation des instances représentatives du personnel et des autorités compétentes. Basé à Vannes, en Bretagne, Diana est un leader mondial des solutions naturelles pour l’industrie agroalimentaire, animalière, nutraceutique, aquaculture et cosmétique. Il est implanté dans 23 pays en Europe, Amérique du Nord et latine et en Asie. Actionnaire depuis 2007, Ardian a permis à la société de consolider sa position de leader sur plusieurs produits et régions, Diana réalisant désormais un chiffre d’affaires de 425 millions d’euros, dont plus de 50 % hors Europe, avec 2 000 employés. Les vendeurs étaient conseillés par Weil, Gotshal & Manges, avec David Aknin, Alexandre Duguay, associés, et Guillaume Bonnard en corporate, ainsi que Romain Ferla et Flora Pitti-Ferrandi en concurrence. La due diligence juridique a été réalisée par Landwell & Associés, avec Cécile Debin, associée. Delaby & Dorison assistait les managers, avec Emmanuel Delaby et Sophie Dorison, associés, et a réalisé la VDD fiscale, avec Emmanuel Delaby, associé, et Romain Hantz, aux côtés de Fidal, avec Guillaume Nuttens, directeur associé. Symrise avait pour conseil Clifford Chance à Paris et Francfort, avec, à Paris, Catherine Astor-Veyres, associée, et Michael Samol en corporate, Eric Davoudet, associé, et Britta Hardeck en fiscal, ainsi qu’Emmanuel Durand, associé, en concurrence.
Fusions-acquisitions
Racine et Robin & Korkmaz sur la cession du «Nouvel Observateur»
La holding Le Monde Libre, détenue par Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, a pris une participation majoritaire de 64 % au capital du «Nouvel Observateur», le premier hebdomadaire d’information français avec un tirage à plus de 500 000 exemplaires, et ses filiales, dont Rue89. Claude Perdriel, le fondateur et actionnaire majoritaire historique du groupe, conserve la minorité de blocage. Les trois investisseurs étaient conseillés par Racine, avec Bruno Cavalié, associé, et Maud Bakouche, directrice de mission, en corporate, Valérie Ledoux, associée, et Sophie Pasquesoone, directrice de mission, en concurrence, Fabrice Rymarz, associé, en fiscal, et Carla Di Fazio Perrin, associée, en social. Claude Perdriel avait pour conseil Guy Robin, associé du cabinet Robin & Korkmaz.
Brunswick sur l’introduction en Bourse de Fermentalg
La société de biotechnologie Fermentalg, spécialisée dans la production d’huiles et de protéines issues de microalgues, a réalisé son introduction en Bourse sur le compartiment C d’Euronext Paris. L’opération a rencontré un vif succès avec une demande atteignant 135 millions d’euros, soit une sursouscription de 4,5 fois. Le prix de l’offre a été fixé à 9 euros par action, soit le plafond de la fourchette indicative, et le conseil d’administration a mis en œuvre intégralement la clause d’extension et constaté l’exercice intégral de l’option de surallocation. Au total, la société a levé 40,4 millions d’euros, représentant une capitalisation boursière de 107 millions. Les principaux actionnaires de Fermentalg, Emertec Gestion, Demeter Partners, Ecotechnologies géré par Bpifrance, ont apporté 12 millions d’euros à l’opération. La société était conseillée par Brunswick Société d’Avocats, avec Samuel Pallotto, associé, Alexandra Pottier, Eric Laugier et Jean-Philippe Mas.
Droit général des affaires
Bredin et Latham sur le financement bancaire de Korian-Medica
Le groupe Korian-Medica a signé un nouveau crédit syndiqué d’un montant de 1,1 milliard d’euros visant à refinancer les crédits syndiqués existants de Korian et Medica, à la suite de la fusion des deux groupes intervenue le 18 mars 2014. Le syndicat bancaire était composé de BNP Paribas, CIC, CA CIB et Société Générale CIB. L’emprunteur était conseillé par Bredin Prat, avec Samuel Pariente, associé, Charlotte Bonsch et Marion Genova, ainsi qu’Yves Rutschmann, associé, et Inès Tran Dinh en fiscal. Les banques avaient pour conseil Latham & Watkins, avec Xavier Farde, associé, Frédéric Chamboredon, counsel, et Olivier Stefanelli.
Plusieurs cabinets sur la restructuration du groupe Gascogne
Le groupe Gascogne et ses créanciers bancaires, l’actionnaire de référence EEM et un consortium d’investisseurs structuré autour des sociétés landaises Biolandes Technologies et Les Dérivés Résiniques et Terpéniques (DRT), accompagnées par Bpifrance Participations et le Crédit Agricole, regroupés au sein de la société commune Attis 2, ont conclu un accord pour la restructuration du groupe. Signé le 9 avril et annoncé par communiqué de presse par Arnaud Montebourg, le protocole de conciliation s’articule autour d’un projet industriel, associé à un renforcement des fonds propres de Gascogne et une restructuration de sa dette. Le schéma de financement repose sur le renforcement des fonds propres, essentiellement par la souscription d’Attis 2 à des augmentations de capital, ainsi que sur la mise à disposition de nouveaux financements. Le groupe Gascogne était assisté par Orrick Rambaud Martel, avec Diane de Moüy, Alexis Marraud des Grottes, Philippe Hameau (parti depuis chez Norton Rose Fulbright, voir p. 1), Anne-Sophie Kerfant, Christine Guillot-Bouhours, Michel Roseau, associés, Emilie Haroche, Corinne Ricciardella, Julien Haure, Alexia Drouet, Gaspard Le Pomellec, Eléonore Jafari et Julien Bensaid. Bpifrance avait pour conseil Veil Jourde, avec George Jourde, Yankel Bensoussan et Pierre Deval, associés. Biolandes était accompagné par DLA Piper, avec Michel Frieh, Pierre-Alain Bouhenic, Maud Manon, Philippe Danesi, Guillaume Valois, Véronique Collin, Marie Hindré, associés, Sarmad Haidar, counsel, Guillaume Boitel, Elise Aubert, Arnaud Moussatoff, Paul Cesar, Eva Amor, Charles-Antoine del Valle et Fayrouze Masmi-Dazi. EEM avait pour conseil Lantourne & Associés, avec Maurice Lantourne, associé. Racine conseillait les banques, avec Laurent Jourdan, Barna Evva, associés, Victor Collados, et Aurélie Kuntz.